2010 : Gratification linking, trois tiers et référencement serein

En 2010, la tâche la plus fastidieuse pour un référenceur consiste encore et toujours à accroître la popularité grâce aux fameux backlinks (liens de retour). Je voulais partager une méthode qui profite d'un dénominateur commun dans l'esprit d'un Web actuel afin d'engendrer des liens de manière spontanée.

De plus, je voudrais être rassurant au niveau global car la  communauté des référenceurs posséde une fâcheuse tendance à se compliquer la tâche et à assombrir la situation.

Gratification ?

Au début, il suffisait de créer du contenu digne d'intérêt pour que les backlinks poussent naturellement.
Aujourd'hui, ça ne suffit pas forcément. Par la suite, nous sommes passés dans l’ère de l’appât à liens (linkbait) qui consiste à publier un contenu qui vaille la peine d'être remarqué. Aujourd’hui, il faut passer à un stade supérieur qui consiste à présenter une gratification directe pour le site qui va effectuer un lien de retour.


La méthode de Gratification Linking

Du coup, ce n’est pas le contenu en lui-même qui va inciter à lier une page Web, mais plutôt ce que le lien peut engendrer comme bénéfice. La mentalité actuelle sur Internet est devenue tellement égocentrique, qu'il serait malin de transformer ce vilain défaut en avantage.

Par ailleurs, le nofollow, le raccourcisseur d'URL, le micro-blogging, etc. ont achevé de compliquer le référencement organique.

Donc, il est intéressant de proposer une gratification pour inciter à effectuer un lien de manière spontanée.
Il existe de multiples possibilités pour profiter de cette nouvelle manière d'engendrer des liens spontanés en se basant sur la rétribution.

Par exemple, vous avez tous vu des badges et boutons dans les colonnes de sites Web et plus particulièrement des blogs. Chacun de ces boutons apporte une gratification directe à celui qui décide de l'apposer sur son site. Il suffit de composer correctement le code proposé pour obtenir un backlink.

Un site marchand peut également prendre soin de composer correctement son code de tracking. Il existe aussi d'innombrables outils et services qui profitent de cette technique, en proposant d'effectuer une action qui se révèle utile pour un gestionnaire de site Web (partage de contenu, statistiques, templates, etc.).

La différence avec le Linkbait (appât de liens), qui fût un terme à la mode ces dernières années, consiste à focaliser sur cette notion de gratification. Le linkbait attire l'attention en développant quelque chose qui vaille la peine de faire un lien pour partager avec les autres ce qu'on a trouvé intéressant.

Cette démarche n'implique pas forcément la rétribution pour celui qui effectue ce lien. La méthode par le biais de gratification est beaucoup plus subtile, se révélant plus efficace car capitalisant sur un élément fondamental de la personnalité des gestionnaires de sites Web.

Référencez serein

De manière plus globale, ce n’est pas la peine de focaliser sur la terreur instaurée par Google et propagée par la communauté SEO. Par exemple, avec les annonces récentes concernant la personnalisation de la recherche et la rapidité de chargement des pages Web, on voit surgir à nouveau la pseudo menace concernant la "fin du référencement". Il faut savoir que l'apocalypse SEO revient au minimum une fois par an, donc il serait plutôt déprimant de s'effondrer à chaque fois sous les coups de la rumeur. Surtout que le référencement continue d'opérer sur le plan global exactement comme avant, malgré les menaces des pessimistes.

Il vaut mieux s’appliquer sur les fondamentaux, tout en ajoutant un soupçon de nouveauté. Bien sûr que le référenceur doit toujours se remettre en cause, mais ce n'est pas pour autant qu'une vision trop sombre va être bénéfique.

De l'autre côté, il ne faut pas non plus céder sous la pression de ceux qui prétendent que le métier nécessite d'effectuer une veille et une adaptation permanente pour rester en phase. On s'adapte et on évolue, mais il est nécessaire de relativiser car au final personne n'a changé grand chose sur le plan global.

Situez-vous entre les deux extrêmes en travaillant sereinement sur le long terme avec les ajustements mineurs qui se justifient. Avec cette attitude, rien ni personne ne viendra vous mettre un quelconque doute.

N’oubliez pas que la vaste majorité du Web est encore catastrophique au niveau de l’optimisation technique pour le référencement. Déjà, si vous composez habilement vos balises TITLE et Anchor Text des backlinks, c’est un avantage énorme par rapport à la concurrence.

Comme je dis toujours : "nous ne sommes pas bons, mais ce sont les autres qui sont franchement nuls!"

En 2010, nous en sommes encore à corriger les bases pour les sites en place, donc il reste un long chemin avant de vouloir s'attaquer à des nouveautés comme l'optimisation pour les réseaux sociaux et la personnalisation de la recherche. Mettre la charrue avant les boeufs est une grave erreur dans la gestion d'un projet Web et de la visibilité en particulier !

J'entends déjà certains qui disent que c'est nécessaire d'être plus qu'aiguisé afin de batailler frontalement sur des requêtes hyper concurrentielles, sauf qu'il est plus malin d'attaquer la thématique de manière transversale au lieu de frontale.

Le secret du référencement n’existe pas et les bases sont immuables. Il faut seulement percevoir les évolutions comme de nouvelles opportunités pour parfaire sa visibilité, mais ça n'enlève pas la nécessité absolue de respecter les fondamentaux. Encore une fois, les fondamentaux sont encore rarement respectés. L'exemple le plus flagrant, que je croise couramment en ce moment, concerne des sites qui prétendent profiter des dernières opportunités en termes d'animation sociale, alors qu'ils ne sont pas capables d'accueillir un visiteur à la personnalité communautaire.

Ce symptôme suggère aussi qu'un projet Web réside dans un ensemble cohérent où l'acquisition de trafic est en liaison directe avec d'autres paramètres comme la conversion, la fidélisation, etc.
Vous allez me dire qu'il n'y a rien de nouveau là dedans, sauf que regardez autour de vous et dites moi si vous trouvez franchement que ces notions sont respectées ?

Les Trois Tiers

Aujourd’hui, j’arrive enfin à établir le modèle parfait de la visibilité qui dicte 1/3 du trafic émanant du référencement naturel, 1/3 qui déboule directement et 1/3 qui arrive depuis des sites référant.

Bien sûr que la fenêtre se rétrécit sur la première page de Google, que la concurrence est plus nombreuse, que la popularité est difficile à obtenir, etc. mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il est plus difficile d’attirer du trafic qualifié.

Encore une fois, la visibilité est une solution globale et cohérente. Franchement, je trouve que mon modèle actuel de visibilité est beaucoup plus stable et pérenne qu'auparavant. Par contre, il nécessite plus de méthode et de travail.

Cela demande plus d'effort, mais ce n’est pas compliqué pour autant. Il y a quelques années, il suffisait de positionner ses pages sans trop forcer pour générer un revenu confortable grâce à des méthodes enfantines. C’était un bonus qui ne pouvait pas perdurer ou alors ça serait injuste pour le reste de la société qui trime afin de survivre.

Par le passé, au lieu de mon modèle des trois tiers, c'était quasiment 100% de trafic émanant depuis Google avec tous les aléas que cela implique. Je préfère largement la situation actuelle, même si j'admet que c'était jouissif de regarder mes comptes d'affiliation et Adsense se remplir d'euros pendant que je me tournais les pouces. Les gains engendrés étaient sans commune mesure avec n'importe quel autre secteur d'activité sur Internet ou ailleurs. C'était trop indécent pour durer.

Encore une fois, il n'y a rien de compliqué à l'horizon; seulement une nécessité de s'appliquer un peu plus qu'avant.
Nous sommes déjà tellement privilégiés de vivre d’une passion qu’il serait malvenu de se plaindre d’une quelconque difficulté. Sur Internet, n’importe quel problème peut se transformer en atout (voir le Gratification Linking comme exemple flagrant), puis la simplicité sera toujours la meilleure solution. Il faut s'appliquer à privilégier la simplicité comme moyen d'atteindre ses objectifs et vous verrez que la solution sera d'autant plus intelligente.

Quand je regarde en arrière, il est  frappant d’observer que j’ai toujours fait ce que je voulais. Internet a sublimé cette précieuse liberté et rien ne pourra se mettre en travers de ce chemin exceptionnel.

Edit Sylvain  du 12/01/09 : la suite ici http://www.laurentbourrelly.com/blog/490.php

Laurent : LaurentBourrelly.com

Cet article est publié sur le blog AxeNet dans le cadre d'une opération de conseils de référenceurs pour 2010. Chaque article appartient à son auteur respectif et bénéficie des protections juridiques relatives au droit d'auteur.

Axenet remercie vivement Laurent pour cette publication.

Retrouvez dès demain un nouveau conseil référencement par un autre référenceur professionnel !

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25 réflexions au sujet de « 2010 : Gratification linking, trois tiers et référencement serein »

  1. Marie

    Bien sur que nous avons la chance de pouvoir faire de notre passion un métier et de pouvoir en vivre raisonnablement! La fin du référencement n'est pas d'actualité, une évolution est plus probable et dans tous les cas, cette évolution est nécessaire, non seulement pour que les moteurs continuent de s'améliorer, mais aussi pour l'expérience utilisateur reste satisfaisante et enfin, afin que les référenceurs ne s'endorment pas sur leurs lauriers et puissent continuer d'apprendre, ce qui leur évitera de s'ennuyer!
    Excellent article comme d'habitude Laurent!

  2. Djolhan

    Article intéressant, d'ailleurs, je soupçonne lourdement une grande majorité de blog d'avoir amplifié cette peur de "la mort du référencement" dans un seul but d'obtenir du backlink et trafic 😉
    Un peu de la manière qu'ont les médias télévisuels avec les "scoop" et les bourdes qu'on leur connait ! cette course est tout autant malsaine que dans les médias classique, même si on peut considérer internet comme tel...

  3. Christophe

    Rhaaa lovely,

    j'ai adoré cet article qui sort de la masse des prédicateurs de la fin du référencement.
    C'est frais, c'est franc, c'est vulgarisé : on en mangerait.

    Je crois aussi dans ce modèle.
    Merci Laurent pour ses propos engagés et à contre courant.

  4. Aurélien

    Le référencement évoluera encore pendant des années, mais les bases restent les mêmes et comme Laurent le dit si bien : avant les liens, avant l'optimisation, il y a les réparations de grosses erreurs sur les sites sur lesquels on travaille.

  5. Marie

    Juste un message pour dire que je ne reçois pas les notifications de réponse sauf quand c'est Sylvain qui commente.

    @Christophe : nous sommes plusieurs à ne pas prédire la fin du référencement et à croire dans le modèle que décrit Laurent 🙂

  6. Jimmy

    Merci pour cet article très "serein" et optimiste ! ça fait du bien par ces temps, et encore plus lorsque cet univers du SEO est tout neuf. Bravo pour la pédagogie énoncée.

  7. Didier

    Je me demande ce que diront dans 10 ans, ceux qui prédisaient déjà la mort du référencement naturel il y a 3 ans.

  8. Jimmy

    @ c'est clair ! Que vont-ils inventer ? Ils trouveront je pense ! Entretenir la peur et parler de mort, fonctionne très bien dans notre société consumériste, tant ce n'est pas dans nos mœurs.

  9. Sylvain Auteur de l’article

    @ Laurent
    Ta réflexion sur la "nullité des autres" je me la suis souvent faite, en me disant parfois que j'avais réussi à obtenir de très bon résultats sans ré-inventer la roue, mais tout simplement en appliquant des basiques, qui, comme tu le dis si bien, sont souvent absents chez de nombreux concurrents.
    Ceci rejoint d'ailleurs un bon article de Sébastien http://s.billard.free.fr/referencement/?2009/06/26/559-les-techniques-de-referencement-avancees-quel-interet

    @ Marie
    On m'a prévenu il y a quelques jours et j'avoue ne pas avoir pris le temps de m'en occuper. En fouillant sur GG, j'ai trouvé plein de gens avec le même problème, mais pas de solution... On fouille

  10. Matthieu

    Je rejoins l'avis que les autres sont souvent plus mauvais que nous. En appliquant certaines règles de bases et en suivant une logique d'optimisation, on part déjà avec un réel avantage sur une bonne partie de nos concurrents.

  11. Christophe

    @Marie : je n'en doute pas un instant, mais lisant régulièrement Laurent, j'ai reconnu son style et son phrasé sans équivoque.
    Te voyant souvent dans son sillage, je ne doute pas non plus que tu penses la même chose.

  12. LaurentBourrelly

    @Marie : ennuie et frustration arrive indéniablement à un moment ou à un autre.

    @ Djolhan : les billets sur le sujet sont en effet un mix de racolage, de craintes et de propos plus ou moins rassurants. Il existe aussi la catégorie de ceux qui disent "tant mieux car ça me fera plus de place sur les SERPS"

    @ Christophe : en fait, je voulais aussi dire que dans un sens comme dans l'autre, ce n'est pas une attitude saine. En gros, ça ne relève pas d'un tel débat outrancier. Mieux vaut se poser sereinement.

    @ Aurélien : j'ai omis de parler des sites lancés actuellement qui bénéficient de plateformes bien optimisées par défaut. Ça n'empêche que la masse existante demeure mal conçue.

    @ Jimmy : c'est bien la première fois qu'on me félicite pour ma "pédagogie" 😀

    @ Didier : tiens, ça mériterait de faire un tour du Web pour relever les billets des prédicateurs et les rassembler dans une liste pour la postérité. Genre un blog intitulé "Nostradamus SEO"

    @ Jimmy : oserons-nous lancer l'accusation vers le grand G à qui nous pensons tous ?

    @ Sylvain : hmmm disons que je me pose pas vraiment en symbiose avec les points de vues du sieur Billard, mais je suppose qu'il est parfois possible de trouver des terrains d'entente; même entre un végétarien et un mangeur de steak tartare. 😛

    @ Matthieu : je ne voudrais pas non plus donner l'impression que c'est facile. J'oppose juste la notion de "compliqué" à "difficile". Le réf n'est pas une partie de plaisir, mais ce n'est pas sorcier.

    @ Christophe : tu vas la vexer car elle prétend m'avoir tout appris...

    Merci à tous

  13. Christophe

    @Marie : oui j'avais lu ton billet avec intérêt, tu es mon blog du dimanche après-midi si cela peut te rassurer =).

  14. Marie

    @Christophe : je ne suis pas inquiète 😉 Les gens viennent sur mon blog en cherchant "blogueur du dimanche" maintenant, c'est dire le succès que nous avons, nous les blogueurs du dimanche (dont Sylvain fait partie)

    Cela dit cela devient agaçant cette psychose au sujet de la fin du référencement, j'ai encore lu un article sur le sujet ce matin ici : http://is.gd/5TPYW

    Ce qui est rassurant c'est de lire ce que les anciens et les lucides ont à dire et la tendance qui en ressort est que la fin du référencement, c'est pas pour tout de suite. Au début ce débat me lassait, puis j'ai écrit dessus afin de remettre les choses au clair et en donnant mon humble avis, et maintenant ça m'agace de lire les peurs de certains. Finalement, je ne sais pas ce que je préfère 😀

  15. Gael

    Je suis d'accord sur le passage de "l'apocalypse seo"
    On annonce bien trop souvent la fin du SEO sans raison...
    Pour ma part le Trois tiers est loin d'être respecté dans le domaine de la santé.
    Gael

  16. LaurentBourrelly

    @ Sylvain : j'ai oublié de te féliciter pour les photos illustrant les billets. Elles sont de qualité et juste à point sur le sujet.

  17. Sylvain

    Merci de l'avoir remarqué... et mentionné. Même si je n'ai pas le talent de mon DA, j'essaie toujours de faire attention à cet aspect sur ce blog.

  18. Marie

    Je me faisais aussi cette réflexion, moi qui rame pour trouver des images pour illustrer mes posts 😀 On peut savoir où tu trouves l'inspiration et tes images ou c'est secret ? 😛

  19. Seb

    Effectivement, le référencement repose toujours sur les mêmes bases et les évolutions sont mineures. Comme le disais Sylvain dans un précédent billet, tous les référenceurs crient au loup au moins une fois par an à chaque évolution "majeure" comme étant la fin du référencement mais le référencement, c'est surtout du travail et du bon sens.

    Les secrets de référencement tels que nous l'entendons, il est vrai qu'ils n'existent pas mais cela se rapproche plus finalement au black hat qui utilisent quelques raccourcis en fait.

    Avec l'expérience, le vrai secret est peut-être d'être plus productif.

    Pour ce qui est de la règle "parfaite", je ne partage pas totalement cette avis dans la mesure ou rien n'est parfait et encore en moins en statistique où ce qui importe est plus la tendance que la valeur.
    Nous arrivons cependant à dégager des repères et objectifs. Sur les sources de trafic, je serais plus à - 30% en trafic direct, + 70% moteur et sites référents ben plus c'est toujours mieux ! 🙂

  20. Sylvain Auteur de l’article

    @ Marie,

    Non, pas de secrets, les images, je les trouve dans les banques d'images 😉
    Et l'inspiration, dans mes neurones dopés au Coca Cola.

  21. Sylvain Auteur de l’article

    @ Marie

    Merci pour le rappel de mon plugin qui caffouillait (commentaire n°5). Normalement, c'est corrigé, mais je ne sais pas si ce sera rétroactif par rapport au précédentes inscriptions.

    Tant qu'à faire, on a même amélioré, et on peut aussi s'abonner aux commentaires d'un article sans commenter soi-même 😉

  22. LaurentBourrelly

    @ Seb : j'aurais du préciser que je suis enfin arrivé à ce découpage pour un site en particulier. Ce n'est pas une généralité, même si j'essaye toujours de tendre vers cela.

  23. Manu

    Tu as bien raison et je pense que l'on est nombreux à faire l'erreur de privilégier les 100% de trafic émanant de google au départ.
    Mais avec les effets yoyo de google... Il est bien plus judicieux de diviser le trafic comme tu l'a si bien fait et je pense que le trafic émanant des site référents est un bon indicateur de santé pour l'intéressement de l'internaute pour le contenu qu'on lui propose.

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