Non le e-commerce n’est pas directement comparable au commerce classique

Tiens, et si je me lancais dans le e-commerce ?Certains acteurs désirant se lancer dans la vente en ligne oublient parfois que dans E-commerce, il y a « commerce« .

Ceci veut dire que vous devez avoir des produits qui rencontrent un vrai marché et que leurs prix doivent être adaptés. C’est la base commune entre les deux canaux de distribution…
D’ailleurs nombreux sont ceux qui oublient ces principes en pensant avoir une idée de génie.

Mais est-ce suffisant ?  Non, car certains aspects sont spécifiques aux boutiques en ligne.

Le pas de porte / droit au bail n’existe pas

La visibilité naturelle sur le web,ça se gagne, elle n’est pas acquise dès le premier jour.

  • Dans la vraie vie : Lorsque vous installez un commerce en ville, vous choisissez un emplacement visible (de préférence). Il possède déjà une zone de chalandise prédéterminée du fait de sa situation géographique. C’est donc essentiellement lors du choix de cet emplacement de votre magasin que vous prédéterminez votre visibilité.
  • Sur le web : la situation est tout autre. Votre superbe boutique en ligne qui vient d’ouvrir risque d’être invisible pendant un bon moment.

En effet, dans les résultats naturels, Google n’a aucune raison de vous laisser une place déjà occupée par un concurrent qui lui, a déjà fait ses preuves.

Il faudra donc vous armer de patience si vous n’avez pas travaillé en amont des solutions qui rendent plus rapide l’exposition de votre e-commerce sur la première page de résultats de Google. De préférence sur les expressions-clés que vous convoitez…

Si ces solutions n’ont pas été mises en œuvre, il ne vous reste qu’à acheter directement des mots-clés au travers du programme Adwords. L’avez-vous budgété ? Pour quelle durée ?

Qu’avez-vous prévu pour accéder un jour à la première page de résultat dans l’affichage naturel, sans les adwords ?

La réputation

La notion de réputation est globalement la même dans la vraie vie et sur le web. C’est en gros ce que l’on dit de vous, le fameux téléphone arabe.

  • Dans le monde « réel » :  la diffusion des informations est assez lente (à moins de faire la une du 20 heures ou du journal local). Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, les informations qui vous concernent ne risquent pas d’être propagées à des milliers de personnes en quelques jours.
  • Sur le web : la donne est différente. De par la facilité à donner son avis à droite à gauche, celle à publier une expérience personnelle sur un blog, celle à diffuser une info via les réseaux sociaux, la moindre information positive ou négative va se propager et être accessible à des centaines de milliers d’internautes.

Avant d’acheter, il leur suffit de taper « avis + votre société » (par exemple) pour savoir tout ce qui se dit de vous et connaître les expériences passées de vos autres clients. Cette réputation est donc un axe qu’il vous faudra travailler sans cesse.

Bien évidemment, des solutions de « nettoyage » existent et vous pouvez faire appel à une agence de référencement pour limiter la visibilité de résultats « désagréables ». Mais dites-vous qu’une réputation, ça se construit plutôt que de se nettoyer après coup.

Qu’avez-vous prévu pour que l’on parle de vous en bien sur le web ?

Ne pas avoir de vendeurs

Cool vous dites-vous, je reste ouvert 24H/24 et je n’ai pas à payer le salaire et les charges sociales de ces employés. Pas d’arrêt de travail, pas de congés maternité, c’est la fête.

  • Dans la vraie vie : Un vendeur, c’est un salarié, et tous les patrons savent que la gestion des salariés est un souci de plus dans la gestion de l’entreprise. Mais en revanche, dans un magasin, le vendeur (ou la vendeuse) c’est celui qui va largement pousser à la conversion.

En conseillant les clients, en rattrapant les indécis, en orientant vers les produits qu’il faut déstocker un vendeur peut facilement accroitre le CA de 50% en comparaison d’un libre service.

  • Sur le web : Dans votre boutique en ligne, il n’y a pas de vendeur. Personne pour rattraper le coup si un client ne trouve pas le produit (alors qu’il est bien caché au fond d’une rubrique). Personne pour apporter le petit conseil supplémentaire, pour répondre à une question que les clients peuvent légitimement se poser.

De nombreux axes seront donc à travailler. Tout d’abord pour faciliter au maximum le repérage de l’internaute dans votre boutique. L’ergonomie doit être intelligemment conçue pour limiter tous les points bloquants. Je sais, vous, vous trouvez cela simple, votre site, vous le connaissez par cœur, mais êtes-vous certain qu’il soit perçu comme tel par vos visiteurs ?

Pour pallier l’inconvénient du manque de vendeur, il existe quelques solutions, par exemple celle qui permet de tchater en direct avec chacun de vos visiteurs, mais peut-être ne serez-vous pas disponibles H24 pour gérer ce service.

Avez-vous fait tester votre boutique par des personnes externes, sans leur donner d’indication ? Se repèrent-elles aussi facilement que vous ?

Les services spécifiques

Le meilleur pour la fin. Avec un site internet marchand, vous allez sans doute redécouvrir un fleuron des services français… La POSTE !

  • Dans la vraie vie : A part les ¾ d’heures de file d’attente qui rendent fou pour aller chercher un recommandé, La Poste nous facilite sacrément la vie de tous les jours. Et puis votre facteur est plutôt un gars sympa, non ?
  • Sur le web : Bienvenue dans un monde parallèle.

Vous pensiez que tout allait être aussi facile qu’avec votre facteur préféré ? Détrompez-vous.
Globalement, comptez sur 1 à 2% de colis perdus (la moitié est retrouvée… mais ça prend un peu de temps, car un loustic a confondu Marseille et Tombouctou comme ville de livraison).

Ce pourcentage augmente pendant les vacances ou à Noël, c’est de la faute des intérimaires dit-on ! Il est vrai que les e-commerçants voient plus de colis « disparaitre » à ces périodes.

Dans la série des trucs qui fâchent, dites-vous qu’avec un contrat pro vous allez devoir appeler une ligne surtaxée pour régler vos litiges, à la longue, ça coûte.
On passe sur tous les clients qui ne connaissent pas leur adresse (si si, certains ont même du mal avec leur nom) et toutes ces petites joyeusetés qui vont occuper une bonne partie de votre temps.

Vu que le client pense que c’est vous qui livrez (oui oui, personnellement avec votre Clio) il va vous donner plein d’indications sur ses heures de disponibilité et autres trucs dont le livreur se fout éperdument, il a une tournée à faire (30 colis à l’heure en moyenne). Bien sûr,ce n’est pas le facteur habituel du client, il ne le connait pas. Ne comptez donc pas sur lui non plus pour savoir que madame Panloup habite au 2B alors que le bordereau indique 2V.

Bref, on vous laisse découvrir tout cela par vous-mêmes, vous verrez, vous aurez des histoires à raconter le soir à la maison. A ce sujet, un vieil article toujours d’actualité. Sinon un conseil, dès que le produit est un peu cher, n’oubliez pas de l’envoyer contre signature, car une autre des joies du e-commerce, c’est la fraude.

En conclusion

N’oubliez donc pas que le e-commerce est avant tout du commerce, mais dites-vous bien que plusieurs couches (d’ennuis?) vont venir s’ajouter aux habituels problèmes rencontrés par le charcutier du coin. Et parce qu’un homme averti en vaut deux, nous vous laissons cogiter sur les points exposés ici.

Bon, je ne veux pas vous casser le moral non plus, le e-commerce a aussi de nombreux avantages, on en reparle prochainement.

59 réflexions au sujet de « Non le e-commerce n’est pas directement comparable au commerce classique »

  1. Niina

    Je découvre le monde de la e commerce et cette comparaison est bien faite. Je rappellerais tout de même qu’une boutique physique demande un loyer à payer, plus important I l’emplacement est stratégique. Le- commerce pour être bien vue doit aussi payer (adword, référencement pro etc) ou alors payer en temps car ça prend des plombes à gérer ce référencement naturel.

  2. lereferenceur

    Tu te fais un petit recap des différentes regles pour ta boutique e-commerce ^^

    Je pense qu’il est plus facile pour une boutique déjà implantée de se lancer dans le e-commerce. La boutique en ligne aura déjà une petite base de clients.

  3. Clément

    Bonjour,

    Merci pour cet article :) C’est bien le problème du e-commerce et de l’Internet en général, beaucoup de personnes qui souhaitent ce lancer dans l’aventure ne se rendent pas compte que c’est comme dans la vrai vie, c’est même parfois pire. Pour qu’une boutique e-commerce marche il faut du temps et de l’argent et beaucoup de volonté…

  4. 13

    Le e-commerce tout le monde m’en parle autour de moi comme une chose facile…

    Internet et ses clients infinis, une bonne idée et cela ne peut que marcher !

    Bien sûr cela est infiniment plus compliqué que d’aller ds des réunions de start up et d’avoirs des sondages micro trottoirs favorables…mais rares sont ceux qui veulent se remettre en question.

    Perso, je n’ai acheté que sur des sites qui ont une tres tres grosse réputation.

    Bon courage à ceux qui débutent plein d’enthousiasme, sans réel plan de marketing, appui d’une agence web….je ne parle meme pas de ceux qui n’ont pas arreté de modeles économiques précis alors qu’ils vous parlent de e-commerce ;)

  5. Fabien

    Salut,
    Intéressante l’idée du vendeur. D’où l’intérêt de ne pas oublier toutes les petites infos-bulles « conseils », « le saviez-vous », « à saisir »… et de faire des tests sur le comportement des visiteurs. Vous connaissez Yandex Metrica ? Vous en pensez quoi ?

  6. AgenceSolution.com

    Le vendeur est « facilement » remplaçable par un live chat, de plus le e-commerçant débutant peu répondre lui-m^me aux questions de ses clients avant d’embaucher une standardiste…
    Un client sur une boutique en ligne a besoin de plein plein de réponses avant de lacher son numéro de CB, le live chat est une bonne façon de le rassurer.

  7. Bergandion

    Ah, ah ! Allez dire aux Marseillais que le facteur est sympa… Ce n’est jamais le même. En outre, ils ne distribuent même plus les recommandés, ni les paquets : on a droit à l’avis de passage alors qu’on est là. Et, cerise sur le gâteau, quand il y a une boîte aux lettres commune sur la porte d’entrée, même si ladite porte est ouverte et l’ensemble des boîtes accessible, c’est bien là que finit la fournée, et débrouille-toi…

  8. Phil

    J’aime bien le dernier paragraphe sur la logistique.

    La livraison est le seul point de rencontre entre le client et le site ecommerce, il est donc nécessaire de soigner cette étape : emballage de qualité, suivi de livraison, respect des délais pour le client. Choix du logisticien (si nécessaire), choix du transporteur, optimisation des coûts… pour le Ecommerçant.

    et des goodies lors de la première commande, ça fait toujours plaisir ;) et ça fidélise !

  9. sam

    le e commerce exige une panoplie de connaissances bien plus large que le commerce classique : écriture, ergonomie, un travail du projet en amont sur le papier important… du travail….du travail…du travail
    Coté vendeur, il est intéressant que l internaute sente qu il y a une personne physique derrière l écran, une personne accessible et experte dan son domaine….
    une bonne réactivité au demande et question par mail et l accessibilité sur un n de tel non surtaxé apporte beaucoup …. un contact par tél avec de très bon conseils débouche pratiquement sur une vente… un site e commerce doit surtout surtout tenir les promesses qu il annonce
    merci Sylvain pour cet article

  10. Philippe

    Malgré toutes les différences entre le commerce dans la vie et l’e-commerce, j’utilise très souvent cette comparaison pour calmer les ardeurs des e-commerçants en herbe. En effet, très souvent ces derniers n’ont aucun sens des réalités, alors je leur explique de long en large, que d’ouvrir une boutique sur le web, c’est comme ouvrir un magasin. Il y a toutes sortes de frais, de la pub, de la maintenance… Bref beaucoup de travail.

    Généralement, cela fonctionne, ça les calmes tout de suite et ils reprennent très vite le sens des réalités …

  11. Mikiweb

    J’aime bien la comparaison du e-commerce avec la boutique physique.
    C’est clair, que l’accompagnement personnel dans le e-commerce est un véritable défi et permet d’améliorer la conversion.
    Par contre le plus du web par rapport au commerce physique est l’accès facile aux avis client, qui permet de jouer grandement sur la décision d’achat et donc sur le taux de conversion.
    Le webanalytics dans le e-commerce est je pense le point le plus important car c’est lui qui va permettre de déclancher toutes les autres étapes d’optimisation d’une e-boutique, à savoir, l’ergonomie, le référencement, le webmarketing…
    D’ailleur je trouve vraiment navrant que bcp d’e-commercant mettent de coté cette étape ou ne l’appronfonfisse pas assez.
    On le voit très bien au niveau des métiers du web ou celui de webanalyste n’est pas encore très développé.
    Beaucoup pense que le référenceur peut jouer ce rôle mais là encore chaque métier du web est spécifique et la polyvalence nuitsouvent à la performance. Cela ne veux pas dire qu’un référenceur ne sait pas analyser un site e-commerce, mais juste qu’il n’appronfondi pas assez l’analyse par manque de temps ou de compétence.

  12. Hervé

    Très bon comparatif entre une boutique réelle et un e-commerce.

    J’ai des amis qui avaient un magasin physique + un e-commerce. Si le magasin tournait plutôt bien, le e-commerce a eu beaucoup de mal à se faire de la place dans les SERPs.

    Donc se lancer dans le e-commerce n’offre pas une garantie absolue, loin de là !

  13. Qfla

    Le e-commerce offre réellement de nouvelles possibilités, notamment parce qu’en très peu de temps et avec aussi peu de moyens on peut avoir une enseigne H24. Par contre il est vrai qu’inscrire durablement la boutique sur internet n’est pas évident. On ne peut pas jouer sur le côté « local » qu’on a dans les commerces physiques. Il faut là se créer sa propre clientèle à partir de rien. Pas toujours évident.

  14. Erwan

    Je trouve ton parallèle intéressant d’autant que je n’avais pas pensé à cela. En tout cas je souhaite bon courage aux commerçants qui ont une activité pouvant facilement se décliner sur internet. La concurrence est rude et cela ne va pas s’améliorer.

    Je ne pensais pas qu’il y avait tant que cela de colis perdus. Je trouve ce chiffre très grand. C’est au e-commerçant de payer ?

  15. sam

    @Mikiweb:
    C’est vrai que la partie analytics est souvent laissée de coté …
    et que l on tombe souvent sur des e commerces ayant une tres belle offre mais si ils étaient armés de bons tableaux de bord cela permettrait plus facilement De déceler les freins a la conversion, tunnel de commande, rassurance etc …
    J ai l impression qu en France il y a moins de ressources coté analytics..

  16. convertic

    Ca me fait penser aux prospects qui vous appelle suite au lancement tout frais de leur e-commerce et qui ne comprennent pas pourquoi ils ne font pas de commande.

    Bien évidemment il faut qu’il puisse se sortir un salaire décent dans 3 mois maxi grâce au ref nat… avec un budget de 400 €

    La dernière en date m’a annoncé :
    -Ha non c’est trop chère ! mais c’est intéressant je reviendrais vous voir quand mon site me ferra gagner de l’argent pour payer du ref nat.
    -Oui vous avez tout compris … adieu ^^

    c’est bien connu en 2012 n’importe que site rend millionnaire son propriétaire … désespérant!

  17. lionel

    Bonjour Sylvain,

    La réalisation d’un site e-commerce demande de multiples compétences (développement et maintenance du site Web, élaboration de la notoriété/crédibilité, leviers de visibilité, mesure de la performance, logistique, gestion des aléas..).

    Cette activité exige de l’investissement en temps et en argent avec une concurrence de plus en plus forte et grandissante.

    amicalement

  18. Stéphane

    Merci pour l’article. Comme d’habitude c’est clair, instructif et constructif. Ce n’est pas toujours simple d’expliquer clairement les enjeux et problématiques du e-commerce, qu’un site de vente ne fait pas tout, encore faut il que le produit ait un marché et qu’il trouve de la visibilité. Et effectivement, le commerçant n’a pas de budget pour son salarié « vendeur » mais tester, analyser, faire un teste A/B, travailler son ergonomie devrait être intégré dans un budget global…

  19. Rodrigue

    Tu es un peu méchant avec la Poste, en 6 ans, 1 seul colis perdu (en moyenne 10 par jour) et ils m’ont programmé une indé de 160€ pour un colis de 10 € (assez lourd).

    Je te rejoins sur le fait que ça prend du temps de se faire connaître, mais il y a des solutions assez rapide, je pense à GG shopping qui t’assure une présence efficace (encore gratuite pour le moment).

    En tout cas très belle comparaison ^^

  20. marjorie

    C’est un article très intéressant, et je pense qu’il faudrait davantage d’articles de ce genre pour que les internautes qui achètent en ligne comprennent bien comment ça marche le e-commerce.
    Surtout en ce qui concerne la livraison, parce qu’effectivement, quand on lit les commentaires du genre: » s’il n’y a personne à l’adresse indiquée, merci de livrer à cette autre adresse » ou encore « pourriez-vous faire la livraison l’après-midi car je travaille tous les matins »…
    On a beau donné un maximum de précisions sur la livraison, c’est à croire que les internautes ne lisent pas les informations qu’on leur donne!
    Et du coup, j’ajouterais un autre point concernant la différence entre le commerce classique et le e-commerce, c’est qu’en e-commerce, on n’a pas de contact direct avec le client, ou très peu (ceux qui appellent pour un complément d’informations), et si ça peut être un frein pour la vente, ça peut être perçu comme un avantage du point de vue du e-commerçant ;-)

  21. Daniel Roch

    Pour bosser depuis plus de 2 ans à plein temps pour un site ecommerce, je mettrais un bémol sur le « pas de vendeur » sur le net.

    Cette tendance change rapidement car c’est justement la grosse lacune des sites ecommerce, et l’on voit fleurir ici des rappels automatiques, des foires au questions poussées, des tchats avec des conseillers ou encore des blogs de conseils relativement complet. Et pour avoir tester toutes ces solutions (sauf le tchat), je peux affirmer que cela décuple le taux de transformation. ;)

  22. Sylvain Richard - AxeNet Auteur de l’article

    @ Lereferenceur
    Et au-delà de ça, je crois qu’avoir une adresse physique et un début de com dans la vraie vie va aussi cautionner le site pour Google

    @ Fabien
    Non, je ne connais pas

    @ Agence Solution @ Daniel Roch
    Tout à fait d’accord, les outils de tchat en direct sont un excellent moyen d’accompagner le client, il faut juste faire attention à ne pas être trop intrusif à vouloir sauter sur le paletot de tous les visiteurs (comme dans la vraie vie).

    @ Bergandion
    Même combat à Paris:-)

    @ Phil
    Très bonne réflexion !

    @ Sam
    Très vrai, les e-commerçants se devraient d’essayer à amener au contact téléphonique le plus souvent possible (même si ce n’est pas toujours très facile).

    @ Mikiweb
    Tu as parfaitement raison, le webanalytics est un métier à part entière, et encore moins reconnu que le SEO à ce jour, il y a du boulot !

    @ Hervé
    La difficulté vient souvent de vouloir appliquer à l’un des méthodes qui marchent sur l’autre. Ce sont des canaux de distribution très différents, chacun avec leurs règles.

    @ Erwan
    Si le colis est assuré, c’est à La Poste de rembourser le commerçant, mais en général, il fait l’avance, car faire attendre un acheteur 2 mois n’est pas très bien vu.

    @ Converttic
    L’exemple que tu cites est assez typique malheureusement.

    @ Rodrigue
    Et bien tu as sacrément de chance toi ! C’est loin des ratios de mes clients.
    Pour Google shopping, la récré est bientôt finie, passage à la caisse Google malheureusement bientôt obligatoire. Facile, il a tué ses concurrents dans la SERP.

    @ Marjorie
    Non, ils ne lisent pas, et d’ailleurs, la poutre dans mon œil est parfois plus présente que la paille dans ceux des autres:-)

    @ Cyril
    Je me base sur les retours de mes clients, mais heureusement, une grande partie des colis finit par être retrouvée. Le souci, c’est que l’acheteur n’a pas beaucoup de patience.
    Sinon, l’article que je cite en lien donne 1% de perte.

    Pour l’url, c’est une nouvelle technique imparable pour détourner l’attention des animaux noirs et blancs:-)

  23. Anthony

    Merci pour cet article qui permettra je l’espère de calmer les prospects « foufou » qui pensent encore qu’avec un e-commerce on à rien d’autre à faire qu’a préparer des colis pour la poste …

    La vérité est une toute autre réalité comme en témoigne encore cet article.

  24. Romain BOYER

    Une fois n’est pas coutume, je ne suis d’accord pour une fois ;-)

    Le pas de porte / droit au bail n’existe pas
    => Si ! tu peux racheter un pas de porte existant, via SEDO par exemple, ce qu’on appelle une cession de bail « dans la vraie vie »
    => créer une nouvelle boutique revient à … créer une nouvelle boutique, dans une nouvelle zone de chalandise (ou en continuation d’une autre), ce qui est dans tous les cas compliqué

    La réputation
    => on voit bien dans des émissions comme Cauchemar en cuisine à quel point la réputation peut être dévastatrice pour un restaurant. Avec des coiffeurs, des boulangers ou autres commerçants piplettes, et puis aussi avec Internet, votre réputation peut être ternie TRES rapidement dans le commerce traditionnel.
    Un aspect instantané de la réputation dans le commerce traditionnel : le monde attire le monde et vice versa, s’il n’y a personne dans la boutique, ça se voit instantanément.

    Ne pas avoir de vendeurs
    => là aussi, je ne suis pas d’accord, on peut reproduire tous les comportements des vendeurs : (i) accueillir un client avec un message de bienvenue et éventuellement avec des produits conseillés, (ii) venir à sa rencontre s’il rencontre visiblement un problème ou s’il semble se poser une question (solution technique : iAdvize par ex), (iii) lui vendre plus de produits, (iv) le relancer s’il pose son panier

  25. Thibaut

    Comparatif intelligent, le Chat est effectivement une très bonne solution pour pallier à l’absence de vendeur. L’avantage (ou désavantage, c’est selon), c’est qu’il est beaucoup moins intrusif qu’un vendeur qui peut facilement vous pousser à vite écumer les rayons.

  26. Jean-Christophe

    Malheureusement, tout ce que tu démontres ici est vrai. Combien de personnes se lancent dans le e-commerce par an ? Mais surtout, combien sont encore là à la fin de l’année ? Parce qu’il ont cru que tout serait plus facile sur Internet, parce qu’ils n’ont pas réfléchi à une vraie stratégie de visibilité ou encore parce qu’ils pensaient avoir l’idée du siècle que 50 personnes ont déjà eu avant.

  27. laurent

    Bonjour. En règle générale le e-commerce engendre moins de coût. La seule chose sur laquelle il faut travailler, c’est les positions au niveau des résultats Google. Car certes il n’y pas de contact direct, mais un consommateur qui ne trouve pas un produit et qui le cherche vraiment , va envoyer un mail ou vous contacter directement. L’autre point fort du e-commerce, c’est de pouvoir travailler chez soi, être proche de sa famille. Il faudra juste veiller à ne pas mélanger travail et famille (stock dans la maison….)

  28. Franck

    Votre idée directrice est très juste, le e.commerce n’est pas comparable à une boutique de la vraie vie. Le coût d’acquisition d’un droit au bail en emplacement N°1 ne peut effectivement pas être comparé aux budgets de construction et de référencement d’une boutique en ligne. Par contre en cas d’échec du projet, un droit au bail se revendra généralement avec une plus value, alors que dans un monde virtuel, l’investissement complet sera perdu. Une consolation tout de même, une boutique en ligne n’a pas besoin d’être climatisée…

  29. So So Blog SEO

    Merci pour l’article. Je partage pas mal de son contenu. Depuis le temps que je dis à mes clients que la concurrence sur le Web n’est pas la même que la concurrence sur le trottoir. On peut être petit et local et pourtant devoir surveiller les pointures sur le Web pour survivre. Alors que ce n’est pas le cas d’un petit vendeur de téléphone portable du XIIème et une grosse chaîne de magasins. Il ne suffit pas de s’être fait « faire un site Web » pour vendre ses bijoux de cagole du Sud **joking** alors qu’un étalage à l’extérieur et une boutique de ruelle pourrait avoir un fort succès l’été. Le SEO ne se suffit pas à lui-même non plus, même si ma dernière infographie a été beaucoup critiquée par les puristes ! Bref, je crois que la concurrence e-commerce est encore plus sauvage que dans la rue. Bien placé le buzzword (même si un peu tristement ).

  30. Jedfolio

    Il faudrait rédiger plus d’articles complémentaires sur ce domaine afin que les internautes prennent un peu plus conscience du milieu.
    On croit trop souvent qu’il est facile de se lancer alors que ce n’est pas du tout pareil qu’un commerce physique.
    Sympa l’article

  31. Le Juge

    Oh le bel article,

    C’est vrai que souvent quand on a des gens qui viennent d’avoir ‘L’idée du siecle » pour une boutique e-commerce en face de nous, malheureusement ils ne voient que les avantages que tu sites (pas de loyer, pas de charges, etc..) et ils ne voient pas toutes les contraintes finalement qui sont liées spécifiquement au e-commerce et notamment le SAV.

    Bref a mettre entre toutes les mains

  32. Pierre

    Très bon article.

    J’ai moi même longtemps travaillé avec un acteur du modélisme qui réalisait une grande partie de son CA dans la vraie vie, plutôt à travers une présence sur le terrain autour des grands évènements et la vente directe.

    Mais avec le temps la nécessité de toucher une population différente l’a poussé à travailler sa boutique web.

    Et son excellente réputation dans la vie, lui a donné rapidement de très belles positions avec des liens naturelles.

    C’est un régal de travailler sur des projets comme ça, il suffit d’appuyer sur le bon levier pour que le jus envoyé amène des positions.

    Mais c’est aussi très rare et dans la majorité des cas, les vendeurs ne comprennent pas la charge de travail pour la visibilité surtout que certains travaillent déjà sur des plateformes comme ebay où finalement ils arrivent à être visible sans trop d’efforts, donc ce n’est pas toujours facile de leur faire comprendre.

    Et pour la Poste, pour les pros, c’est vrai que ça fait mal, très mal en règle général.

    Enfin, merci Sylvain pour cet article !

  33. Alexis

    Je suis d’accord avec ton article et plus spécifiquement quand tu dis que Google n’a aucun intérêt à faire sauter un vieux concurrent au profit d’un récent.

    En ce moment, je me demande si le SEO a beaucoup d’avenir à moins de vraiment mettre les petits plats dans les grands.

  34. nelly

    Très bon article, le principal est dit !

    Je me suis occupé de site e-commerce pour différents clients, et quand rien qu’à voir les prix pratiqués, ils pouvaient avoir le plus beau design du monde ça ne change rien.

    Difficile de leur faire comprendre parfois qu’un site e-commerce n’est pas seulement de l’informatique avec une fiche produit, mais qu’il y a toute une étude à faire au préalable, comme l’on ferait avant d’ouvrir une boutique physique.

    Nelly

  35. pierre

    Comparaison bien juste.

    J’aurai ajouté un paragraphe sur la concurrence, celle-ci aussi ne s’aborde pas pareil dans le web ou avec une boutique physique.

    Des particularités aussi, je suis dans le vêtements, essayé une robe dans une boutique est un acte naturel, sur le web les problèmatiques de taille sont un frein à l’achat et une grande raison des retours….

  36. Web Oblige

    D’accord avec bergandion, franchement la france est inégale dans son traitement. On ne peut pas dire que le e-commerce marseillais soit le même qu’à paris. Elle est là la différence aussi.

  37. Charlie

    Un article parfaitement structuré avec les bons argumentaires et des exemples à faire réfléchir des entrepreneurs qui ont décidés d’ouvrir leur boutique en ligne. C’est clair que c’est loin d’être un long fleuve tranquille.

  38. Julia

    Cette petite mise au point est bien nécessaire car sur internet, on voit de tout et les gens veulent se lancer dans cette fourmilière ont intérêt à s’attacher la ceinture parfois sans voir le côté négatif qu’une telle activité peut avoir. Même si ces conseils sont avisés, les problèmes qu’on peut rencontrer dans la vie « réelle » sont loin d’être moindres. Pourquoi vous dites qu’un e-commerce est différent à Paris ou à Marseille? Vous êtes sérieux? Comment se manifeste cette différence?

  39. Marc

    En commençant ton article je pensais que tu parlerais de la taxe google qui fait son grand retour dans l’actu et la fâcheuse tendance des politiques à comparer ce qu’il ne l’est pas. Et pour le coup dans cette taxe il s’agit bien d’un comparaison commerce vs e-commerce.

    Pour ceux qui sont pas au courant :

    Le communiqué de la FEVAD ou un résumé by myself :)

    Merci en tout cas pour la comparaison entre les deux genres. C’est totalement cohérent !

  40. Here

    Le plus important pour moi pour le e-commerce c’est la gestion client. Il faut vraiment avoir mis en place un process client ultra top !
    De part mon expérience, un client qui passe commande et qui reçoit son colis le lendemain (ou j+2 maxi) est un client qui reviendra dans 70% des cas !!

  41. Loïc

    Article très agréable à lire, merci !

    J’ai tout de même l’impression que depuis quelques temps la vision que les commercants « classiques » ont de l’e-commerce commence à bien évoluer (je n’irais pas jusqu’a dire que c’est du à un épisode de plus belle la vie..).

    Mais l’on reste tout de même dans un système ou e-commerce et commerce en boutique sont très séparés, le temps n’est pas encore venu ou un seul système permettra de gérer sa boutique physique ET sa vitrine virtuelle !

  42. coque iphone 3gs

    Merci pour cet article, il est vrai que commerce et ecommerce sont bien distinctes. Les exemples de magasin en brick and mortar qui ont de grandes difficultés à percer dans le e-commerce ne manquent pas et illustrent bien l’existence de différentes problèmatiques!

  43. Tristan

    Effectivement mêm si le nombre d’E-achat ne fait qu’augmenter, il est important de savoir comment réagissent les clients et acheteurs sur internet. Tu peux même rajouter un petit paragraphe sur les banques au même titres que la Poste.
    Autre avantage d’une boutique en ligne : on évite le vol à main armée :)

  44. Mélanie

    Beaucoup de commerces normaux aimeraient bien avoir une boutique en ligne, et certains qui ont commencé en ligne se retrouvent maintenant avec des commerces physique, comme Free par exemple. Alors on peut se dire que les deux genres peuvent se gérer pareil, mais pas du tout, comme tu l’as souligné il y a des spécificités pour les deux. En tout cas, j’ai hâte de lire la deuxième partie sur les côtés positifs du ecommerce, parce que là tu l’as un peu plombé je trouve, même si c’est à raison ;-)

  45. JC

    Merci pour cet article qui décrit bien les enjeux de la vente en ligne. J’ajouterais, que pour un site nouveau s’il se base avant tout sur un produit particulier (et quant on commence mieux vaut faire du commerce de niche), il est très intéressant de retrouver le nom de ce produit dans l’URL du site. Du genre, si vous vendez des urnes funéraires, il est bon de choisir un non de site du genre -www.urnes-design.com. Car en France il y a vraiment moyen d’encore se positionner sur ce type de mots qui sont finalement à tort peu utilisés et qui donnent un avantage certain en terme de référencement.

  46. accessoire ipad

    Je connais bien le e-commerce et cela nécessite des vendeurs oui pour pouvoir conseiller les acheteurs au maximum et même pour se déplacer et les rencontrer, pour pouvoir leur montrer les produits donc la ça ressemble aussi à du commerce physique.

  47. Sylvain Richard - AxeNet Auteur de l’article

    @ Accessoires iPad (elle t’a donné un drôle de nom ta maman)

    « Le e-commerce nécessite des vendeurs qui se déplacent pour aller rencontrer les clients et montrer les produits » ???

    Une question, le « e » de e-commerce, ça évoque quoi pour toi ?
    Peux tu me citer des sites de vente en ligne connus ou l’on pratique ce genre de choses ?

  48. coque iphone

    Oui chez les grossistes par exemple, je parle en B2B pas en B2C, des sociétés en accessoires de téléphonie mobile déploie des commerciaux !!!!!!!

  49. lapolemik

    Très bon article, c’est ce que je vis en ce moment, j’ai créé mon site après avoir longtemps possédé une boutique en dur et c’est aussi compliqué, je passe même plus de temps a m’occuper de mon site internet… la route est longue mais je vais m’obstiner

  50. Bastien

    Excellent, le pour et le contre est remarquablement pesé. il est vrai que le e-commerce comporte certains avantages mais on oublie souvent d’en citer les inconvénients !
    Bien joué.

  51. Laetitia

    Dans le e-commerce, sans investissement si temps, on ne peut rien ! Malheureusement, bien trop d’agences ne le disent pas clairement aux prospects histoire de ne pas perdre une affaire : et ces nouveaux clients se retrouvent à comprendre lentement la réalité du marché. Je ne dis pas que tout est de leur faute, loin de là, il faut réaliser une vraie étude de marché, peut-être même plus poussée que « dans le monde réel » lorsqu’on souhaite se lancer sur la toile…

  52. dimitri

    Nous avons ouvert quelques sites ecommerce et ce que vous dites est assez vrai, surtout sur le coté que dans ecommerce il ya commerce, certains on tendance à l’oublier avec les solution de dropshipping ou l’on peut penser arriver a faire quelques sous sans gestion logistique, mais ne jamais oublier que derriere il ya des clients et un sav a assurer sinon on est juste « e » pas commercant.

  53. prestashop 1.4 theme

    Je suis tout à fait d’accord avec ce que vous dites, je viens d’ouvrir mon site e-commerce il n y a pas longtemps, et j’avoue que ce n’est pas si simple que ça, c’est vrai qu’il y a beaucoup d’avantages, mais les gens oublient les inconvénients.

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