Les outils d'un Google Search Quality rater

Google rating

Ce n'est pas un gros scoop que je vous livre car la copie d'écran d'une page de l'interface d'un quality rater de Google que je vous propose date de 2008.

J'ai toutefois jugé utile de la partager car elle permet de revenir sur le sujet de la pertinence d'une page pour google (et un visiteur) sur une requête spécifique.

La copie d'écran

Pour ne pas tourner autour du pot, voici le screenshot que j'ai récupéré (Ok il date). Pour des raisons de confidentialité, j'ai supprimé toutes les mentions qui auraient permis de remonter à son auteur.
Ce n'est qu'un affichage partiel (une seule vue). Je ne vous affiche pas la seconde que j'ai, mais elle ne fait que lister des sites à évaluer sur la même requête. Cette seconde vue montre toutefois que pour une requête, 20 à 30 sites (ou plus) sont analysés.

Une page de l'interface des quality raters parmi celles à leur disposition.

Une page de l'interface des quality raters parmi celles à leur disposition.

Un « Google search quality rater », qu'est-ce que c'est ?

En résumé, c'est une personne employé par un sous-traitant de Google qui a pour mission de juger la qualité des résultats de recherche du moteur. Leur métier consiste à attribuer un avis sur une page pour une requête. D'après ce que Google en dit, les appréciations des quality raters servent à affiner l'algorithme, pas à modifier directement le classement d'un site.

Précision :

Ce métier n'est absolument pas le même que celui des employés de Google de la webspam team qui ont pour rôle (entre autre) d'analyser un site (et ses liens) pour juger s'il doit subir ou non une pénalité manuelle.

Une histoire de guidelines

La copie d'écran que je vous montre est à rapprocher d'un document plus récent (2014) et bien plus complet qui explique comment les quality raters doivent apprécier les résultats d'une recherche : General guidelines for quality raters. Ce dernier (en anglais) vous en dira forcément plus long.

Edit : Version 2015 des guidelines du quality rater.

Un maitre mot : la pertinence !

Je répète, le principe est d'évaluer la pertinence d'une page pour une requête spécifique, et c'est normal puisque c'est ce que jugera un vrai internaute. Lorsque j'audite un site, je me pose toujours la question de la pertinence des pages du site sur les requêtes visées, c'est le nerf de la guerre.

Jetons un coup d'oeil à certains items faisant l'objet d'un avis.

Dans la partie Rating

Vital

Toujours en place dans les guidelines actuelles.
Si on résume, on dira que Google ne peut pas ne pas afficher ce résultat.
Il est évident, incontournable ( si la requête est « blog axenet », la page d'accueil de ce blog sera sans doute classée en « vital »).
L'interprétation principale de la recherche est une entité comme une personne, un site, un restaurant, une entreprise... Les pages « officielles » sont privilégiées.
Certaines recherches n'ont pas de résultat « vital ». Il n'existe pas de site spécifique pour la recherche, la requête n'a pas d’interprétation réellement dominante. Le sujet de la recherche n'appartient à personne (ex : avis sur l'iphone 6).

Useful

Toujours en place dans les guidelines actuelles.
Le résultat doit être très utile à l'utilisateur. Une requête peut avoir de nombreux résultats classés « useful » (ex : comment changer une roue de vélo ?)
Généralement, les pages à classer « useful » possèdent les caractéristiques suivantes : haute qualité, page faisant autorité, divertissante ou récente (dans le cas d'une actualité).
Dans l'idéal, c'est le classement « useful » que l'on devrait tenter d'obtenir pour nos pages sur des requêtes hors marques.

Relevant

Toujours en place dans les guidelines actuelles.
Le résultat est jugé pertinent pour la recherche. Il doit réellement aider l'utilisateur.
Il y a peu de différence avec le classement « useful » mais les résultats peuvent être un peu moins up-to-date ou peuvent provenir d'une source qui a moins d'autorité.

Not relevant

Dans les guidelines 2014, ce point a été remplacé par « Slightly revelant » soit « légèrement pertinent ».
En gros, la page peut aider certains utilisateurs. La requête peut être sujette à interprétation. Les infos ne sont pas forcément actualisées, le contenu n'est pas de très bonne qualité.
Bref, elles répondent plus ou moins à la requête, mais ne peuvent être jugées pertinentes.

Off topic

Toujours en place dans les guidelines actuelles.
La page n'apporte rien ou à très peu d'utilisateurs pour la recherche. Il se peut aussi qu'un point essentiel qui aurait été utile à l'utilisateur manque dans la page. En gros, la page n'a pas de raison d’apparaître dans les résultats pour la recherche.

Analyse de la partie « Rating »

Je m'arrête là pour la partie « Rating » le reste est sans grand intérêt (forcément, une page qui ne se charge pas n'aide pas l'utilisateur, etc.).

Cette lecture doit vraiment faire réfléchir à un point particulier parfois oublié. La logique de Google est avant tout de satisfaire l'utilisateur avec des résultats pertinents pour CHAQUE requête.

Quand vous concevez, optimisez une page, posez-vous toujours la question de la requête principale que vous visez. Demandez-vous toujours quelle est l'intention du visiteur qui tape cette recherche et ce qu'il aimerait sans doute trouver. Vous devez tout faire pour être classé « useful »

Dites-vous aussi qu'il est inutile de faire des efforts (des backlinks par exemple) vers une page qui n'est pas parfaitement pertinente sur la requête que vous visez.

Dans la partie Flag

Je ne vais pas m'étendre sur tout le sujet, mais aborder tout de même 2 points :

spam

Dans les nouvelles guidelines (2014), lorsque Google parle de spam il fait ici référence aux pages web 2.0 qui seraient mal entretenues et sensibles au spam de liens sortants (forum ou blog acceptant n'importe quoi par exemple). Ceci donne une indication intéressante sur le fait que la qualité des liens sortants est importante (à mon avis ceci ne veut pas dire qu'il ne faut pas en faire, au contraire).

À aucun moment le document ne parle de liens entrants. Clairement, ce ne sont pas les quality raters qui sont en charge de ce point, mais plus probablement l'équipe webspam.

Directory / search list

Cette appellation n'existe plus dans les nouvelles guidelines, mais ce qu'elle sous-entend est expliqué de manière disséminée dans les guidelines 2014.

En gros, encore une fois, un résultat doit répondre à l'intention d'un utilisateur. Concernant les annuaires (directory), ils doivent donc réellement apporter un plus indéniable à un humain. Entre nous, je pense (sans doute comme Google) que 90% des annuaires ne servent à rien, car ils n'apportent quasiment aucune information réellement utile. Pire, certains continuent à communiquer en direction des SEO, leurs visiteurs sont traités comme la dernière roue du carrosse...

D'ailleurs, si "directory/search list était auparavant dans la partie "Flag" ceci donne une bonne idée de la manière dont Google perçoit ce type de sites / pages.

Pour conclure

Vous vous souvenez lorsque Éric Schmidt à dit : Nous avons construit Google pour les utilisateurs, pas pour les sites (plus d'infos ici). Et bien j'ai l'impression que beaucoup de gens ne font que semblant de comprendre cette phrase.

Ils comprennent en fait, mais rechignent à l'appliquer à leur propre site. Ils ne veulent pas faire l'effort de travailler correctement leurs pages pour atteindre l'objectif de satisfaire réellement un visiteur pour une requête.

Un exemple : dernièrement, je souhaitais me renseigner sur un téléphone fixe dont on m'a parlé, j'ai donc tapé la recherche « Gigaset SL910A ». Google m'a proposé comme réponses une page de test de ce modèle, ainsi qu'une pelletée de pages de sites e-commerce qui le vendent. En tant qu'utilisateur j'ai jugé ces résultats parfaits.
Et bien sur ce coup, la page de test est une sacrée bonne idée pour se placer, car Google ne connaît pas encore très bien mon intention sur la requête. Je vous laisse imaginer ce que vous pouvez faire avec cela ensuite...

Mon conseil : consultez donc votre site avec l'oeil d'un quality rater... Évaluez l'intention du visiteur sur vos requêtes pour être pertinent dans vos pages !

 

Les outils d'un Google Search Quality rater
4.44 (88.89%) 9 votes

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter Plein
Partager sur linkedin
Partager sur Google+

7 réflexions au sujet de « Les outils d'un Google Search Quality rater »

  1. Nicolas Augé

    Hello Sylvain.

    Merci pour le récap, ça fait toujours du bien de se remémorer ce genre de pratique pour comme tu le dis se mettre dans la peau d'un Quality Raters.

    Cela étant, j'ai toujours du mal à faire le distinguo entre "Usefull" et "Relevant"... Je trouve cela plus subjectif qu'autre chose.

    Sinon, j'ai noté une petite coquille au sein de ce h4 : Directory / seach list

    😉

  2. Sylvain Auteur de l’article

    @ Nicolas
    Coquille corrigée, merci.

    J'imagine que la qualité de la source impacte pas mal la différence entre les deux. Sans doute aussi la profondeur de traitement du sujet.

  3. Laurent Bourrelly

    Il faut insister sur le fait qu'un quality rater doit juger la pertinence d'une requête dans sa globalité et pas du tout analyser un site en particulier."
    Bien sûr, une requête est composée d'URL, donc chaque site est ausculté, mais le site en particulier n'est pas le but final. Il doit s'intégrer dans la logique d'une requête/mots clés.
    C'est l'erreur la plus courante que je note dès que le sujet est abordé. Tu le soulignes bien au début du post, mais ensuite on pourrait croire que l'analyse du site prime.
    La question que je pose éternellement est "de quel droit allez vous piquer la place du premier? Qu'est ce qui vous rend si fabuleux (par rapport à X paramètres on page, in site, off site) ?"

  4. Baptiste Rey

    j avais eu entre les mains une traduction des Guideslines Pour les Google Search Quality
    Mais je ne sais plus où elle sont. Si tu les as il serait intéressant de les proposer ici

  5. Julien M

    @Baptiste : C'était pas ça ? https://www.vip-agence.com/charte-evaluateurs-quality-team-google-fr/

    Concernant l'article en lui même, on en revient toujours à la même conclusion : Penser visiteur avant tout.Si la page correspond aux besoins d'un internaute et qu'elle respecte les règles simples du seo, alors elle plaira à Google. Ensuite vient la couche de vernis (BL, etc), mais ça ne sert pas à grand chose si la base n'est pas propre... 🙂

Partagez sur :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *