Pourquoi les sites web ne sont pas seo-ready à leur création ?

Le seo se pense AVANT la création du site

Nous avons publié cette semaine une infographie, dont le sujet est :
Concevoir un site seo-friendly (à partager, imprimer, mémoriser, scotcher au-dessus de votre bureau...)

Comme tous les référenceurs, je suis toujours surpris qu'en 2015 des sites soient créés sans bénéficier du moindre début d'optimisation. Pourtant, même Google fournit un guide que toutes les agences web devraient avoir au moins lu et sont supposées appliquer à minima.

J'ai donc invité 8 référenceurs pour leur demander pourquoi ? Quelles faiblesses ils constataient en analysant les sites ? et les réactions de leurs clients lorsqu'ils livraient leurs rapports d'audit.

Voici leurs retours...

Olivier Andrieu

Pourquoi, selon toi, si peu de sites web sont-ils seo-friendly à leur création ?

Ah ça, si je le savais... 🙂 Cela fait 20 ans que je fais du référencement et 20 ans que je vois des sites parfois livrés sans aucune notion de SEO... Je compare souvent cela à un hôtelier qui proposerait une chambre avec lit, mais sans douche. Le client devrait payer un supplément pour se laver. Ici c'est pareil : "votre site n'est pas optimisé pour Google par défaut, mais si vous voulez qu'il en soit ainsi, il faut payer un supplément"...

Eh bien non, un site devrait être livré par défaut avec les fondamentaux du SEO déjà intégrés : structuration des balises Hn, Title et meta description automatisés par défaut, URL, possibilité de mettre en gras certains textes, etc. La base quoi... Je dis souvent en conférence que la plus forte évolution du SEO dans les années à venir serait qu'on intègre les fondamentaux à la livraison !

Pour être sincère, remarquons quand même que :

  • Certaines web agencies (dont AxeNet bien sûr 🙂 ) font un travail remarquable et livrent des sites "Google friendly" dès le départ.
  • La situation évolue dans le bon sens depuis 20 ans, mais hélas à une vitesse d'escargot. Je me souviens avoir fait des formations dans des très grosses web-agencies dans les années 90, les gars me regardaient comme un extra-terrestre. Ce ne serait plus le cas aujourd'hui, ou du moins beaucoup plus rarement..

Alors pourquoi en est-il ainsi ? On peut avancer plusieurs raisons (liste non exhaustive) :

  • Les développeurs ne sont pas formés, lors de leur cursus d'études, aux pratiques du SEO. Ou, parfois, les cours restent à l'intégration de la balise meta "keywords" (j'exagère à peine). Donc ce n'est pas de la mauvaise volonté, mais plutôt une méconnaissance totale (ou partielle) du domaine.
  • Très peu de formations diplômantes dédiées sur ce domaine en France. À part la Licence Rédacteur / Référenceur de Mulhouse, c'est quasiment le désert, ce qui est proprement scandaleux.
  • Le SEO, ce sont des contraintes de développement de site. Il est possible que de nombreuses sociétés préfèrent les laisser tomber pour gagner de la marge, quitte à facturer ce service ensuite. On revient au problème de la chambre sans douche...
  • Le client veut du beau, on lui offre du beau. Et c'est souvent (parfois ?) incompatible avec un site "Google friendly". Et le client a toujours raison, surtout dans un monde (la création de sites web) très concurrentiel. Alors on se retrouve avec un site peu compatible, mais c'est celui que voulait le client...
    Il y a surement d'autres raisons, mais ce sont celles qui me viennent à l'esprit...

Quelles sont les principales lacunes que tu rencontres ?

Clairement les balises Hn. C'est le plus souvent catastrophique. Les URL ne posent quasiment plus de problèmes (à part quelques détails). Pour les Title et meta description, la situation s'améliore nettement le plus souvent. Mais il reste un gros effort à faire pour bien structurer les contenus éditoriaux grâce aux balises Hn, dans le cadre d'une sémantique intelligente.

La prise en compte de Panda et Penguin mérite également un "coup de pouce" : les notions de contenu et de liens de bonne qualité ne sont pas toujours bien prises en compte...

Quelles sont les premières réactions des clients chez qui tu livres tes premiers constats ?

Souvent étonnés que la web agency qui leur a livré leur site n'aient pas tenu compte de ces recommandations qui sont, la plupart du temps, du simple bon sens...
Très étonnés que cette web agency n'ait pas de connaissances SEO et n'intègre pas dès le départ la douche à la chambre facturée... Et la première réaction de la web agency en question est certainement de me haïr - dans un premier temps - et de dire à son client dans un second temps que toutes ces recommandations ne servent à rien 🙂

Bref, c'est pas simple... Et pourtant, c'est tellement nécessaire...

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Aurélien Berrut

Pourquoi, selon toi, si peu de sites web sont-ils seo-friendly à leur création ?

À la naissance d'un projet, il est beaucoup plus confortable pour un éditeur de se réfugier dans le "on verra bien" ou le "jusqu'ici tout va bien", quitte à prendre le SEO comme une technique curative. En revanche dès qu'il s'agit de prendre le SEO en amont, seuls ceux qui ont une certaine bouteille (pour ne pas dire casseroles) y sont sensibles et auront plus de facilité à investir en temps/ressources/argent sur ce poste dès le départ.

Quelles sont les principales lacunes que tu rencontres ?

Il y en a beaucoup ! D'un point de vue marketing, la plus grosse lacune est certainement l'incapacité à être l’ambassadeur de son propre business. En d'autres termes, je rencontre souvent des clients qui négligent totalement leur communication multicanal, tout en
faisant une fixette sur Google. Je peux te citer également ce cas récurent du client qui vient vers toi avec une idée très précise de ce qu'il lui faut comme prestation... "Je veux faire du silo", mais hélas le socle technique est une véritable passoire à jus, et un profil de liens old school. À charge au consultant d’évangéliser et remettre les priorités dans le bon ordre.

Quelles sont les premières réactions des clients chez qui tu livres tes premiers constats ?

Cela rejoint un peu la première question. La sentence est parfois lourde quand on met le nez dans le caca du client, encore plus quand il croit que le prestataire SEO le sortira de l'ornière avec 3 balises et un domaine expiré (pas cher hein). J'avoue avoir quelques clients qui n'ont pas du tout profité de l'offre de suivi "post audit" que je propose systématiquement, sonnés et découragés par les défaillances mises en évidence.

Et même quand ils acceptent les chantiers à mettre en œuvre, tu sens bien qu’inconsciemment ils sont toujours dans une logique de déni.
Bien heureusement, même si on a tendance à appuyer là où ça fait mal, beaucoup acceptent les conclusions, surtout quand elles sont présentées avec des data qui parlent, justesse, et pédagogie. Je fidélise comme ça.

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Victor Lerat

Pourquoi, selon toi, si peu de sites web sont-ils seo-friendly à leur création ?

Plusieurs réponses sont possibles :

  • à cause des agences web peu scrupuleuses
  • parce que l'évangélisation du SEO n'est pas encore assez mature
  • parce que les clients veulent aller vite

Il y a aussi plusieurs éléments qui rentrent en jeu :

  • La technique SEO est invisible et ça ne parle pas aux clients qui achètent un site. Ce n'est pas à eux de deviner à quoi peut bien servir l'optimisation du robots.txt par exemple. À l'inverse le graphisme leur parle plus. Ils peuvent donner leur avis sur des couleurs / des formes / des visuels, ils peuvent intervenir dans les choix qui seront faits et comprennent pourquoi ils paient. Du coup ils vont mettre plus de budgets dans le visuel et le développement que dans l'optimisation SEO.
  • Les contenus sont longs à réaliser (très longs). Les clients imaginent souvent proposer 2 / 3 lignes pour présenter leur produit, leur service. Ils n'ont pas conscience qu'il faut, avant tout, répondre aux problématiques des internautes et qu'il est possible d'écrire 10 000 sujets autour d'une problématique. Dès lors qu'il faut écrire 100 pages, on se retrouve souvent avec seulement 20 contenus à la sortie du site (et encore c'est dans les grands jours...)
  • Enfin les clients sont têtus / mal éduqués et veulent aller vite ! L'eldorado du web leur fait faire de grossières erreurs. Ils en oublient le marketing direct / la communication / l'image de marque et le SEO... des éléments indispensables pour réussir sur le web. Ces clients reviendront vers nous quelques mois plus tard quand ça ne fonctionnera pas.

Quelles sont les principales lacunes que tu rencontres ?

J'avais entendu une phrase très intéressante d'Aurélien Bardon je crois : "un bon consultant SEO est un consultant qui fait appliquer ses recommandations".
C'est souvent là que j'observe le plus de difficultés : outrepasser les contraintes techniques, budgétaires et organisationnelles pour faire appliquer mes conseils et mes recommandations.

L'autre grosse difficulté se trouve au niveau des contenus. Faire écrire un client sur son domaine de prédilection s'avère souvent très complexe. Je ne comprends toujours pas pourquoi : c'est comme si en tant que consultant SEO, je n'écrivais jamais sur mon domaine d'activité ; un comble !

Souvent il ne manque pas grand-chose techniquement à la sortie d'un site. Malgré tout, ce qui manque peut avoir de lourde conséquence sur la suite : indexation / positionnement.
Après, l'architecture est souvent mal conçue à la base et ça, c'est une grosse problématique. Les Urls seront sûrement à modifier et le référencement en pâtira forcément (où il prendra plus de temps - déjà que c'est long...).

Quelles sont les premières réactions des clients chez qui tu livres tes premiers constats ?

On oscille entre deux discours :

  • Pourquoi l'agence de développement ne l'a pas fait ?
  • Combien ça va me coûter encore ?

En gros, aucune remise en question de la part du client et c'est ça qui me dérange aussi. C'est avant tout leur projet, leur business. C'est aussi à eux de prendre les bonnes décisions stratégiques. En faisant au moins cher et en ne rédigeant aucun contenu, il ne faut pas s'attendre à des miracles. Le SEO n'est pas et ne sera jamais de la magie !

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Raphael Doucet

Pour moi il y a plusieurs raisons qui expliquent que le SEO est souvent le parent pauvre :

  • Méconnaissance du client et manquement à l'information de la part de l'agence ou indépendant qui aura en charge la création du site.
  • Beaucoup de "créateurs de site" se déclarent seo-friendly dans leurs pratiques et conceptions, mais c'est souvent juste histoire de rassurer le client.
  • Pour le client ce n'est pas immédiatement visible et palpable du coup c'est relégué au second. la fameuse phrase "oui oui on verra plus tard"

Les lacunes que je rencontre sont souvent les mêmes :

  • Méconnaissance totale de l'aspect seo (du client ou créateur de site)
  • Le client qui pense savoir, car il a vu, lu ou entendu
  • La majorité du temps, cela reste quand même des lacunes techniques surtout quand on rentre sur des sujets précis (ciblage international...)

Quand je livre des rapports suite à mes audits les réactions sont vraiment très variées en fonction du profil du client.

Pour comprendre, voici quelques réactions qui m'ont marqué :

  • Si je comprends bien, j'ai payé cher pour un site de merde. Ce à quoi j'avais délicatement répondu, "non non vous avez juste un site à fort potentiel". Le client avait explosé de rire.
  • Un autre qui rencontrait des soucis depuis des mois et pourtant malgré plusieurs regards différents, le client restait sur sa faim. Avant même que je lui livre mon rapport, il m'a dit: Raphael, sois honnête et franc avec moi et dis-moi que mon site est pourri si c'est le cas. Il était content, car j'ai accédé à sa faveur, le site était truffé de bugs techniques et SEO. J'étais visiblement le 1er à lui dire.
  • Tout ça pour dire qu'en général les clients prennent assez bien la chose. Il faut dire qu'ils viennent me voir pour découvrir ce qui ne va pas ou ce qui est améliorable. Donc si j'arrivai avec la conclusion que tout va bien, je ne suis pas certain que ce soit leurs attentes. Et puis cela dépend beaucoup de la manière de présenter les choses. Tu as aussi ceux qui refusent en bloc, car les conclusions n'abondent pas dans leur sens. Et là tous les prétextes sont bons pour ne pas appliquer les recommandations.

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Marie-Aude

Question n° 1 :

Parce que les clients n’ont aucune idée de ce métier et de l’importance du SEO friendly. Ils ont une vision purement « esthétique » de leur site, ils n’ont pas de culture SEO. Les prestataires n’ont donc pas la pression, de plus beaucoup d’entre eux sont aussi totalement ignares dans le domaine.

C’est un peu comme le bœuf aux hormones, il a fallu former le public aux dangers des hormones, faire passer une loi. Tant que tu n’as pas la pression sur le prestataire pour qu’il fasse bien un boulot qui ne se voit pas au départ, qui ne donne des résultats qu’à moyen terme et dont les résultats ne peuvent pas lui être attribués directement, beaucoup se disent « what the fuck » . C’est d’ailleurs le même problème pour l’accessibilité (et là, j’ai honte, parce que je ne suis pas très bonne là-dessus).

De plus, le mythe soigneusement entretenu par certaines agences sur le thème « plus la peine de faire de SEO, personne n’y comprend rien de toute façon » est très facile à faire passer en commercial au client un tant soit peu curieux qui demande « et comment mon site va être positionné sur Google »

Enfin, des agences mentent délibérément, parlent d’inscrire le site sur Google… j’ai vu récemment une agence qui expliquait à une entreprise que son site vitrine de 10 pages avait été soigneusement optimisé par « leur outil interne » pour 500 mots clés différents. Bien entendu, le site en question ne ranke toujours pas sur la première page avec son mot clé principal, six mois après. Pour convaincre le propriétaire du site, j’ai fait un simple article sur un de mes blogs, qui est passé devant son site en deux mois, sans lien, sans rien…

Question n° 2 :

Sur des sites CMS, les lacunes des templates standard, et les ravages de ThemeForest avec des thèmes « Potemkine » (belle façade, mais rien derrière). On est à un niveau d’optimisation très basique (j’ai fait un article là-dessus) qui répond d’une certaine façon à la question. Chaque CMS a ses défauts de base, sur Prestashop c’est le duplicate content, par exemple.

Du côté rédactionnel, on est très souvent entre deux écueils : la suroptimisation, ou le choix des mauvais mots clés. En particulier chez les professionnels qui parlent de leur métier avec des mots trop complexes pour le grand public. C’est d’ailleurs ce que je fais – volontairement – sur Lumière de Lune, qui ne cherche pas à se positionner sur « création de site pas cher »

Question n°3 :

Il n’y a généralement pas de surprise, car on a déjà pas mal parlé lors de la phase du devis. Donc on s’oriente directement vers le choix des priorités. La difficulté ou la surprise vient plutôt lors de la phase d’accompagnement à la rédaction, avec la découverte de la complexité d’une chose apparemment simple : bien écrire à la fois pour ses visiteurs et pour Google, planifier ses mots clés, les mettre au bon endroit sans en faire trop, et surtout, voir son article comme une partie d’un tout (le site) et pas un texte isolé à part entière.

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Alexandre Santoni

Pourquoi, selon toi, si peu de sites web sont-ils seo-friendly à leur création ?

Il y a plusieurs réponses à cela. La première est que le donneur d'ordre n'a pas payé pour ça, et donc, que l'agence fait le travail pour lequel elle est payée : le développement.

Nombreux sont ceux qui encore oublient de budgéter la communication web dans la création d'un site. Ils ont tort ; c'est une erreur. Une voiture sans carburant, elle n'avance pas. La deuxième réalité, c'est que certaines agences ajoutent sans scrupules "référencement" à leurs devis sans faire le travail derrière, régulièrement par incompétence. C'est pour toutes ces raisons qu'il y a des agences ou des spécialistes SEO, comme toi ou moi, qui sommes là pour faire le travail. Et bien le faire.

Quelles sont les principales lacunes que tu rencontres ?

Elles sont nombreuses et très diverses en fonction des types de site et des clients.

Les premières, bien entendu, sont le non-respect des règles techniques et sémantiques des balises. Dans d'autres cas (possiblement cumulatif), on se retrouve devant une architecture mal conçue et absolument pas pensée référencement. Au boulot !

Quelles sont les premières réactions des clients chez qui tu livres tes premiers constats ?

Positives et sans surprises et c'est la meilleure réaction possible ! Généralement, avant même la livraison officielle des premiers constats, on a déjà montré aux clients certains points défaillants, ce qui permet dès le départ de comprendre le sens de notre travail tout en les préparant en amont sur les axes qu'ils vont devoir corriger. Ils sont donc dans l'attente de la livraison étudiée des premiers constats pour pouvoir continuer d'avancer, mettre en place et performer davantage.

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Sandrine Bertrand

Pourquoi, selon toi, si peu de sites web sont-ils seo-friendly à leur création ?

C’est complètement fou ! Les bases d'optimisation sont les mêmes depuis des années, c'est incompréhensible que certains sites ne soient pas du tout seo-friendly. Je vois encore des sites avec des titles non modifiables ou des H qui servent pour le style quotidiennement.
Pour ce qui est des raisons qui expliqueraient  que le SEO soit oublié de façon quasi systématique :

  • La première est surement économique : Le seo est proposé en option et les clients ne comprennent pas l'intérêt de faire un site "seo-friendly".
    Pour la défense des clients : le module "référencement naturel" qui explique que l'on va inscrire le site dans Google et qui va couter plusieurs centaines ou milliers d'euros - ça ne donne pas envie !
  • La seconde raison que je vois et qui aurait tendance à m'agacer c'est la mode "seo"  CONTENT is KING. Fort de grands discours et de grandes théories on explique joyeusement aux clients que cela ne sert à rien il suffit de faire du contenu de qualité ! Oui, mais avec un robots.txt en disallow le contenu il ne sert pas à grand-chose !

Quelles sont les principales lacunes que tu rencontres ?

Lors des phases d'audit, on voit de tout !

  • Le plus classique, les H mal utilisés, les titles à rallonge et les descriptions qui donnent envie de se pendre, mais surtout pas de cliquer !
  • Les problèmes de DUST (récemment vu : 8 urls pour la home),le linking interne incompréhensible.
  • Tous les 5 / 6 audits j'arrive à trouver une petite perle du genre une meta langage internationale <meta http-equiv="content-Language" content="fr, us, uk, es, de, it"/>

Quelles sont les premières réactions des clients chez qui tu livres tes premiers constats ?

Souvent la première question est "par quoi je commence ?! " Puis il faut répondre aux questions, mais pourquoi cela n'a pas été fait ou pourquoi la précédente agence n'a pas fait cela en même temps. Le plus compliqué cela reste de faire mettre en place les éléments nécessaires ensuite tout va bien !

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Sébastien Bulté

Pourquoi, selon toi, si peu de sites web sont-ils seo-friendly à leur création ?

La plupart des agences web accompagnent la création de sites avec une couche référencement naturel. Dans beaucoup de cas, ces sites disposent effectivement des prérequis pour le SEO, notamment en terme d'accessibilité et de balisage. Mais ce qui pose problème dans la majeure partie des cas, c'est ce qui en est fait, par exemple : la balise Title bien implémentée mais qui contient le terme accueil pour la page d'accueil, le lien interne placé sur le terme "Lire la suite", le même bloc de texte sur toutes les pages, et bien d'autres.

S'il y a si peu de sites web seo-friendly à leur création, c'est à mon avis lié à une mésentente entre le client et l'agence. D'un côté le client fait confiance à l'agence qui lui a promis un site optimisé pour le référencement naturel et de l'autre côté l'agence fait le minimum en donnant les clés au client pour affiner l'optimisation. En résumé, on a mis en place telle ou telle balise, mais c'est à vous de la remplir comme il faut.

Mais comme ni l'un, ni l'autre n'a le temps ou une idée de la façon de procéder, le site sort avec beaucoup de lacunes qui sont généralement rattrapées après coup par un consultant SEO. Difficile de jeter la pierre à l'un ou l'autre, tant les points de vigilance sont nombreux en SEO.

Quelles sont les principales lacunes que tu rencontres ?

Fini les technos imbitables par les moteurs de recherche, comme le flash par exemple. Les lacunes les plus fréquentes sont de la duplication de contenu (effet DUST), un manque de précision dans les termes utilisés dans les balises sémantiques TITLE, Hn, etc., une mauvaise utilisation des balises meta robots ou canonical et pour les plus gros sites des problèmes de structure. Certaines sont assez rapides à corriger, pour d'autres on regrette qu'il n'y ait pas eu un contrôle (même rapide) du SEO au moment de la conception du cahier des charges.
Quelles sont les premières réactions des clients chez qui tu livres tes premiers constats ?

Généralement, en tant que consultant SEO, on est porteur de mauvaises nouvelles. Le client qui nous sollicite pour comprendre pourquoi son trafic ne décolle pas, a du mal à comprendre comment il est possible que nous relevions autant de points d'optimisation, alors qu'ils avaient choisi une agence web qui devait gérer le SEO.

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Pour conclure

Que dire si ce n'est que depuis une bonne quinzaine d'années, les référenceurs s'obstinent à claironner la même chose mais que la situation à beaucoup de mal à évoluer.

Je n'ajouterai pas mon grain de sel, mes collègues ont tout dit, si ce n'est que j'invite ceux qui veulent créer un site à consulter attentivement notre infographie et à faire appel à un SEO au tout début de leur projet (nous ou l'un de ceux qui ont donné leur vision ci-dessus 🙂 ).

 

 

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22 réflexions au sujet de « Pourquoi les sites web ne sont pas seo-ready à leur création ? »

  1. Charles Berthommé

    Rien de nouveau. Il est clair que niveau formation c'est très léger en France dans ce domaine. Et aussi pas mal d'agence qui s'en moquent ou qui n'ont pas les compétences.

    On a aussi à faire à des clients qui parfois ignorent totalement de quoi le référencement retourne. Du coup le sujet n'est même pas abordé lors de la création du site et donc pas pris en compte dans sa conception.

    Enfin bref, l'article résume très bien la situation.

  2. Régis

    Bonjour à tous,

    vos avis sont intéressant. On y décoderait presque les personalités des uns et des autres dans les différences face au client.

    Concernant les Hn, je dois avouer que c'est quelques choses qui peut paraitre basique, mais qu'on entendait pas tant que ça il y a encore 4 ou 5 ans (pas la peine de me sortir des liens prouvant le contraire, je me doute qu'ils existent). Je me suis moi même (l'erreur n'arrive effectivement pas qu'aux meilleurs) fait avoir sur une livraison d'un site, j'étais le client pour une refonte, et je n'avais même pas penser à regarder les H. à la sortie, j'ai du H1 nickel et ensuite du H3. Pas de H2 sur les pages produits. c'était il y a 5 ans.
    Je pense que ce manque de scrupules, de précision, vient parfois du fait que le Hn est rattaché à un style de police (taille couleur etc) et que malheureusement le développeur va appeler le H à chaque fois qu'il a besoin d'obtenir le style associé, plutôt que d'appeler un style jumeau sans H.
    J'espère n'avoir pas été trop brouillon dans mon explication.

    Bonne semaine

  3. jeff

    Très bon article !
    Je connais des prestataires de conception de sites qui disent clairement au client "Votre site est référencé dans le prix" Mais référencé ou et comment c'est une autre histoire et le client ne fait pas la différence !
    Problème éternel !

  4. Congras

    Bonjour à toutes et tous,
    Votre article permet de démarrer la semaine sur le sujet SEO-FRIENDLY-READY. J
    En tant que consultant et formateur, je peux vous dire que les jeunes étudiants en communication, en design ou même développeur sont très largement sensibilisés à ce sujet. Nous voyons bien qu'il y a une grande différence entre les compétences des salariés en poste depuis plus de 15 ans et les plus jeunes diplômés.
    Qu'en est-il du SEO-READY sur les applications ?

  5. Nicolas

    Un élément qui n'est pas évoqué mais qui revient souvent chez les grands comptes, c'est quand un CMS est imposé par la DSI, et que ce CMS n'est pas du tout SEO-friendly. Vous seriez étonnés de savoir le nombre de CMS propriétaires qui existent, qui facturent des licences qui coûtent un bras, et qui d'un point de vue SEO sont complètement défoncées.

  6. Sylvain Auteur de l’article

    @Nicolas
    Oh que tu as raison !
    J'ai souvenir d'un outil complètement à côté de la plaque sur un .gouv
    Impossible d'arriver à faire des recos car rien n'était possible sur le CMS.

  7. Création Oueb

    Je trouve que les questions posées sont pertinentes au regard du paysage SEO actuel. C'est toujours assez rassurant de voir que les 8 interviewés sont au diapason sur tous les points abordés et de constater qu'on retrouve tous plus ou moins les mêmes perles en agence 🙂

  8. SylvainV

    En accord complet avec Marie Aude qui ne mache pas ses mots. Le problème dans 90% des cas, c'est un commercial qui profite de l'absence de connaissance du prospect pour lui vendre sa soupe.

  9. Romain

    Il y a une chose (enfin plusieurs) que j'ai noté et qui est relativement 'vraie' c'est la formation des développeurs (cursus scolaire) c'est Olivier Andrieu qui en parle dans son interview.
    Pour avoir fait quelques conférences dans des classes de développeurs sur des retours d'expériences Ecommerce, les élèves étaient totalement largué sur le SEO, pour certains, il ne connaissait même pas ce terme !
    Donc c'est bien qu'il y a un manquement énorme à ce niveau là, qui selon moi, fait parti de la base du dev (savoir coder et connaitre les bases du SEO)

  10. Greg

    Hello Sylvain,

    Voilà un thème qui m'interpelle beaucoup.

    J'ai beaucoup aimé la comparaison qu'à faite Marie-Aude avec le boeuf aux hormones. L'exemple était vraiment bien choisi !

    Premier point important pour moi : bon nombre de mandant imagine le site internet comme une carte de visite. On distribue l'adresse et les gens nous appel ensuite, alors que le web à tout changé. Avec le web on ne donne plus son adresse, c'est les gens qui la trouve.

    Deuxième point important pour moi : Si avant l'on entendait "à quoi sa sert d'avoir un site internet si personne ne le trouve" (en vantant les mérites du SEO), aujourd'hui on entend des "à quoi sa sert d'avoir un site internet, d'être premier sur Google, et de ne pas convertir ni fidéliser" en vantant les mérites du content marketing.

    Où est-ce que je veux en venir ? J'ai l'impression que la question de base n'est peut-être pas la bonne. Au lieu de me demander pourquoi les sites web sont trop souvent livrés non-optimisés référencement, je me demanderais pourquoi il devrait être PRIORITAIREMENT livrés optimisés SEO... Qui est-ce qui fixe cette priorité ? Qu'est-ce qui est le plus important ?

    Le mandant souhaite être présent sur internet et ensuite avec cet outil, convertir des prospects, vendre, fidéliser. Bref faire pareil que dans la vie de tout les jours. Que lui faut-il impérativement : Un site web. Et c'est ce que fournisse la majorité des prestataires. Tu peux faire toute les théorie sur le SEO ou le content marketing que tu veux, sans ça il ne pourra rien faire. Et ensuite c'est quoi la priorité ? Content Marketing ? SEO ? SMO ? Autre ?

    L'acheteur n'en sait rien. Il a un budget limité et ne s'imagine pas qu'il faille dépenser des milles et des cents pour un "simple site internet", alors que dans la vie réelle il sait qu'ouvrir un magasin n'est pas donné et que ça demande beaucoup d'énergie.

    Exemple : Un centre commerciale n'est pas juste un dépôt de matériel sans vie. C'est un endroit où il y a du personnel, où l'on peut se renseigner, comparer, mais également où l'on peut être influencé (par le personnel, les actions, l’ambiance, etc) et même fidélisé (points client, carte fidélité, etc).

    Ce que le mandant ne comprend pas c'est qu'un site internet n'est pas juste une carte de visite. C'est un endroit où l'on doit pouvoir se renseigner, comparer, mais également où l'on devrait être influencé (lead nutering, leadscore, réseaux sociaux, etc) et être fidélisé (newsletter, flux rss, RS, etc). La stratégie est totalement inspirée de la vie réel, mais transposée pour le web... et ça les mandant n'en ont pas du tout conscience.

    Hors, toutes ses compétences ou prestations supplémentaires ont un coût et son tellement rarement mise en pratique.... Alors si déjà de base, faute de moyens (pécuniaire ou temps), l'acheteur n'arrive pas à avoir un outil de vente correcte, à quoi ça lui sert de s'intéresser/s'instruire sur ses besoins en visibilité (SEO, SMO, adwords, etc) ? Si tu ouvrirais ton magasin, que ton personnel a des pertes de mémoires (incapable de se rappeler quels genres de produits/services tu cherches, ni quand tu es venu, etc), qu'on essaie pas de te fidéliser, etc... est-ce que tu vas en priorité investir dans de la visibilité (publicité dans les journaux, radio, autre) ? Je pense pas... si t'as pas concience du problème, ou si t'as plus un sous pour investir plus ou si t'as pas les compétences pour mettre en place des procédures, tu fais comment ? A mon avis tu restes avec ce que t'as, tu subis la situation et en cas d'échec tu comprends pas ce qui a pas marché.

    Je pense que la source du problème est triple :
    1. le mandant (mais autant vouloir donner les mêmes connaissances à tout le monde... impossible)
    2. Google (si il était capable de comprendre comme un humain, le SEO n'existerait pas et la question ne se poserait pas)
    3. Les outils

    Le jour où un CMS rend accessible à la plèbe l'optimisation SEO (obligatoire) et intègre nativement des notions de leadscoring et de marketing automation, le web deviendra probablement un eldorado accessible par un plus grand nombre d'entrepreneur.

  11. Mitsu

    Bonjour,

    Le problème c'est pas la compréhension du SEO par les créateurs de site, mais la compréhension du html.

    Utilisez les balises H(n) pour la mise en forme, c'est pas un problème de sensibilisation au SEO mais du html, Google et les autres ne font que lire ce html. Un mec qui maîtrise le html produira un site seo-friendly sans avoir eu besoin du moindre cours de SEO, allez juste mettre une meta desc et des microdonnées (encore que là aussi c'est pas une invention de google) quoi.

    Le problème c'est que la création de site web est récente finalement, comparé à la construction d'immeuble par exemple. Pour le moment, on est pas au points sur les normes les bonne pratiques etc.. Même si ça à beaucoup évolué, on est plus en mode artisanal, chacun bricole de son coté et ça manque cruellement de professionnalisme. Chacun sait grosso-merdo faire un site web, ça ressemble à une maison alors ça en est une et le client voit pas les défaut puisqu'il faut rentrer dans le détail. Moi je rage à chaque fois que j'entend dire "bah strong c'est pour mêttre en gras", pas besoin d'être SEO pour savoir que strong ça ne veux pas dire gras quand même.

  12. Sylvain Auteur de l’article

    @ Greg
    Pour ton 2e commentaire.
    Je pense qu'il faut raisonner en terme de hiérarchie et donc d'importance.
    Si parmi tes 4 contenus de balises H1, 2 ont une importance bien moindre que les 2 premiers, ce n'est pas adapté sur le plan SEO (amha).

    @ Mitsu
    Assez d'accord avec ton commentaire.
    Reste que certains basiques proviennent de niveaux en amont. A titre d'exemple, quand je pose des questions de bases du genre : Listez moi vos x cibles principales (ou la même s'il n'y en a qu'une, mais avec x mots différents). Idem pour les services ou produits vendus, je te jure que j'ai plus souvent des blancs que des réponses.
    Bref, dans "Communiquez sur le net", il y a "Communiquer", et rien que ça ce n'est pas gagné.

  13. Pascal CAMLITI

    Bonjour,
    Un article très intéressant présentant les points de vues de personnes que j'ai pu solliciter pour des formations ou audits.
    Ils sont tous très compétents et mettent en avant la méconnaissance du grand public.
    Effectivement, la méconnaissance est la gangrène dans de nombreux métiers. Le WEB fourmille de personnes s'arguant être le Number ONE !!!
    D'autres sont plus modérés, ventes des prestations limite BH... il faudrait que ces métiers de SEO soient reconnus réellement et protégés.
    Mais la tendance est au LOW COST partout, alors il faut se débrouiller seul et se faire conseiller par de vrais pro.

    Une dernière chose : Il faut savoir investir pour pouvoir gagner de l'argent... sans dépenses concrètes et ciblées, les sites ne vaudront rien. C'est la base du business et sur Internet c'est 1000 fois plus vrais encore.

    A bientôt ! 😉

  14. Mitsu

    Sylvain : Totalement d'accord ! Et justement là encore ça devrait aussi se poser même sans conscience SEO ces questions, c'est ça qui me sidère.

  15. Veronica

    Bonjour! Voici mon humble avis... Je pense que quand un client fait faire un site internet, il est loin d'imaginer ce qu'un site internet implique, que ce soir vitrine ou e-commerce. Les gens pensent qu'un site est "gratuit" et ils sont très loins de la réalité. Alors le SEO échappe complètement et même si le développeur leur en parle, le client n'est pas à rajouter de l'argent pour un travail "non tangible"

  16. theShadoo

    C'est simplement une histoire de "réels compétences" plus que le "paraître compétent".
    J'ai pu lire dans l'article par exemple : parce que les écoles ne forment pas assez au référencement".
    Si l'on regarde ou que l'on connait les programmes des centres ou écoles de formations c'est faux, dans la majorité des cas le cursus comprend les bases du référencement.
    Et on pourrait en dire autant concernant le "métier" de webdesigner, intégrateur (qui devient plus développeur frontend et de plus en plus en France, mais on est toujours en retard), et aussi le métier de référenceur.
    Dans tous ces corps de métiers de l'informatique et même dans les autres, le status expert et même 10 ans d'expérience ou 20 ans ne constitue en rien aujourd'hui un argument démontrant "l'expertise" de la personne.
    Hélas on ne peut pas avoir le temps de tester qui que ce soit dans un certain laps de temps.

    C'est comme le métier de référenceur, j'ai rencontré un nombre incalculable de pseudo référenceur dont j'ai du leur apprendre leur métier à la base. Idem en Web Design graphisme et en intégration.
    Je sais maintenant que j'ai un profile et des compétences très recherché, mais je ne suis pas le seul (certain verront du j'me la pète mais c'est au contraire rien de tout cas et c'est même plus dramatique).
    Pour exemple, je vais prendre le métier de référencement, mais cela s'applique à tous les autres corps de métiers de l'informatique notamment.
    En France j'ai rencontré beaucoup de cabinet de référencement ainsi que des référenceurs qui d'une, n'était pas au fait de pratique en SEO que l'on ne fait plus ou que l'on fait, et de deux qui avaient une connaissance amatrice de la sémantique HTML et encore, il ne fallait surtout pas que je parle de sémantique.
    Un référenceur qui pour migrer l'autorité d'un site scrape TOUTES les url de l'ancien site afin qu'on fasse les redirections sur TOUTES les url scrappé sans faire de discernement entre les url avec du page rank et celles sans intérêt, c'est qu'il ne fait pas fonctionner sa matière grise concrètement déjà d'une.
    Et après qu'il demande sur un projet de mettre un H1 sur l'entête du nom de l'entreprise, stupide ! stupide ! stupide.
    Casser l'ergonomie de navigation au prix du référencement.... Hum... Un bon SEO n'a aucunement vocation à casser une ergonomie normalisé du web, dans ce cas là c'est que l'on sort de la sémantique web et du coup, mauvaise sémantique = certainement une imbrication SEO mal pensée et donc nocive pour le référencement.

    Et Idem concernant le Webdesign: Ca vous pond un design où le pseudo professionnel "sait ce qu'est le responsive" et qui ne connait aucune des bonnes pratiques du webdesign, vous lui parler d'icons font et vectoriel elle vous regarde avec des points d'interrogation, les dimensions de largeur côté design, vous vous dites que ce(tte) webdesigner a cru que la majorité des internautes naviguaient sur des écrans plat 4K samsung.
    Enfin voilà le topo.

    Donc j'ai pas mal réfléchie sur le pourquoi tant de différence de compétences entre moi (et d'autres personnes compétentes que je connais) et d'autres professionnels sur le marché dix fois moins compétents que je ne le suis et plus payé encore pire (car cela devient de l'escroquerie).
    1er point : La veille technologique, bien des personnes ne font pas ou mal de veille technologique, c'est sûr que cela prend du temps et que cela peut être variable selon le temps que l'on dispose en privé pour s'adonner à cette tâche.
    2ème point : L'ouverture d'esprit, la curiosité et le partage. Une personne avec un égo mal placé restant dans son coin se prend pour le roi dans son royaume d'aveugle, c'est assez fréquent ce que l'on rencontre, qu'a cela ne déplaise à ceux qui se sentiront concerné, on évolue pas en croyant que l'on est le meilleur en le croyant pour acquis.
    3ème point : Et sans doute le point le plus important, le manque d'autoformation ou de s'expertiser sur les technos faisant partie de son corps de métier.

    Un Bon référenceur : se doit d'apprendre la sémantique html et d'avoir au moins codé du html une fois dans sa vie bordel ! De savoir à quoi sert et comment fonctionne dans une moindre mesure le css et le javascript, le B.A.B.A. A ne pas confondre avec le fait qu'il sache créer un plugin ou résoudre des problèmes d'intégrations, ce n'est pas la même chose. Mais c'est une évidence de connaitre le fonctionnement ainsi que leur sémantique.
    Le Job de référenceur c'est pas se contenter d'aspirer toutes les url d'un site et de vous le foutre sur un tableau excel avec un démerdez-vous, ni d'être assis sur une chaise à appliquer bêtement :"ok ça là on met H1, H2, H3, ha ! et puis le texte d'encrage dans la balise a" comme un robot sans avoir une réflexion de stratégie.
    Ergonomie = Sémantique (je ne parle pas d'ergonomie UIX que l'on comprenne bien les différences.

    Un Bon WebDesigner : se doit d'apprendre l'intégration, ses fonctionnements, la sémantique HTML (un minimum) afin de pouvoir mieux penser la conception de son design dans une optique ERGONOMIQUE.
    C'est pas parce que l'on connait photoshop et fait quelques illustrations en print que l'on s'improvise "webdesigner".

    En gros vous voyez le tableau ? Et le pire c'est qu'en France on est bardé de ce genre de profile plus que l'inverse, alors que lorsque je vais à l'étranger, je rencontre plus de profile compétent qui vont réellement connaitre leur métier.
    Donc la morale c'est que l'on est pas un Expert selon le Nombre d'année que l'on pratique, mais selon les technos gravitationnelles qui concerne et aiderait notre coeur de métier à mieux le pratiquer et le comprendre.

    Désolé si certain se sentiront concerné par ce que je dis, mais au lieu de s'offusquer et d'avoir une réaction seulement dû à un égo froissé, ce n'est pas en s'entêtant que l'on devient bon, mais en faisant le point en étant honnête envers soit même sur ses faiblesses et chercher en quoi combler ses faiblesses pourraient vous rendre "compétent" dans votre domaine.

  17. theShadoo

    @Greg Pas complètement d'accords avec ce que tu dis, je cite :
    Premier point important pour moi : bon nombre de mandant imagine le site internet comme une carte de visite. On distribue l'adresse et les gens nous appel ensuite, alors que le web à tout changé. Avec le web on ne donne plus son adresse, c'est les gens qui la trouve

    Au contraire, tous n'ont aucune vocation à payer déjà d'une un référencement afin de remonter dans les pages (je ne parle pas d'un site où tu tapes le nom du site et tu ne le vois même pas attention ! Car là il faut s'inquiéter lol sauf si le site comporte un nom court sur un domaine très concurrentiel).
    Tu dis que le web a complétement changé en rapport à la carte de visite, pas du tout sur ce plan là.
    Il y a des personnes qui n'ont besoin que d'un site afin non pas qu'on les trouve en cherchant sur google, mais de compléter des informations suite à un contact.

    Ils vont se positionner sur des marchés qui ne nécessite pas du tout ou pas forcément une optimisation du référencement.
    Exactement comme dans la conception de site internet, concrètement pour des petits sites non plus vitrine, mais dit plaquette, ces sites seront rarement mis à jour, petit budget et n'avait aucun besoin de faire même une demande à une agence pour se faire développer un site où ils auraient largement pu trouver leur compte rien qu'avec des plateformes blogger, 1&1 ou bien une page facebook.
    Certaine webagency ne le disent pas car cela risquerait de leur faire perdre certain client potentiel, mais dans la réalité cette clientèle là n'apporterait rien et même des pertes financière pour une entreprise. Car le budget ils ne l'ont pas "majoritairement" (c'est pas l'absolue), donc cela reviendrait à faire des rendez-vous pour rien puisqu'au final on sait pertinemment qui veut réellement un site et qui n'en veut pas.

  18. Référencement Naturel

    À nos jours il est indispensable de prendre en considération l'optimisation SEO lors de la création d'un site web..C'est inutile d'avoir un site web s'il n'est pas seo friendly ou même mobile friendly

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