Le référencement, Google et le jardinage
Le référencement naturel en 2 étapes.
Le travail de référencement sur Google ou autres moteurs de recherche est parfois complexe à faire comprendre aux non-initiés. Cet article tente d’apporter une explication générale et de vulgariser les étapes parfois jugées nébuleuses pour les novices du sujet.
Pour faciliter la compréhension du travail à mettre en œuvre pour le référencement naturel d’un site internet, nous ferons une métaphore avec le souhait de vouloir planter un arbre pour récolter ses fruits chaque année.

Pour ceux d’entre vous qui maîtrisent déjà très bien ce sujet, nous vous invitons plutôt à consulter cet autre article sur les étapes à respecter pour la création d’un site et son référencement.
1 : Pour quoi faire ?
Il est avant tout nécessaire de savoir quels fruits vous voudrez récolter. Des bananes, des pommes, du raisin ? Il faudra alors soigneusement sélectionner les semis, déterminer dans quelle région, avec quel ensoleillement, quelle pluviométrie, sur quel type de terrain vous ferez pousser vos plantations. Ceci sera d’autant plus nécessaire que votre choix pourra varier en fonction de vos objectifs. Est-ce pour partager quelques fins de repas avec la famille ou approvisionner le marché local, ou mieux, la grande distribution en Europe ?
On réalise bien que de nombreuses choses vont être à concevoir bien avant de commencer le développement du site par lui-même. Quelle cible voulez-vous toucher avec votre site ? Quels mots ou jargon utilise-t-elle lorsqu’elle parle de votre activité ? Quelles expressions va-t-elle taper dans les moteurs de recherche lorsqu’elle recherchera les produits ou services que vous proposez ? Comment allez-vous présenter votre offre en prenant en compte les réponses à ces premières questions ?
Cette première étape est fondamentale, car elle va vous permettre de savoir quels sont vos objectifs de référencement. C’est à partir de là que l’agence où le référenceur va vous aider à organiser votre contenu (arborescence et volume de pages nécessaires) et à rédiger vos textes en y intégrant les mots adéquats et leurs synonymes. Il vous aidera sur le choix de vos liens internes. L’objectif de cette étape est de préparer le contenu du site de manière à en rendre sa lecture et la compréhension de sa thématique le plus compréhensible possible pour les moteurs de recherche. Même s’ils commencent à friser l’intelligence artificielle, ce ne sont que des machines utilisant des algorithmes mathématiques, ne l’oublions pas. La qualité du codage aura alors un impact non négligeable (balises adéquates sur le contenu adéquat).
C’est à partir de ce moment là (textes rédigés , organisation de l’arborescence) qu’il est idéal de concevoir l’emballage (graphisme) et développer le site. Et croyez-moi, vous avez déjà réalisé l’essentiel du travail de référencement.
Pour résumer cette première étape : Vous savez quels fruits vous voulez et en quelle quantité. Vous avez choisi la graine, le terrain le plus propice à cette espèce, vous avez imaginé quel ruisseau viendra irriguer votre arbre, vous l’avez planté, le tout est fait dans les meilleures conditions pour obtenir une belle récolte chaque année.
Inutile de dire que si vous avez sélectionné une graine issue d’un parent poussif et que vous l’avez planté dans les cailloux, il va être nécessaire de rattraper l’hécatombe probable en arrosant 100 fois plus et en apportant chaque jour les éléments nutritifs pour que votre arbre ne meurt pas. Il est donc probable que cela vous coûte bien plus cher sur du moyen et long terme. En prime, l’arbre ne donnera jamais d’aussi bonnes récoltes que si vous aviez procédé correctement dans les choix initiaux.
2 : Le site est mis en ligne, on fait quoi maintenant ?
Pour pousser et grandir afin de vous apporter les fruits tant désirés, votre arbre va nécessiter un soin de tous les instants, surtout lorsqu’il est jeune. Vous ne voudriez pas qu’une chèvre vienne brouter cette toute jeune pousse ! Vous ne souhaitez pas laisser les herbes envahir l’espace et lui prendre la lumière indispensable à son développement. Vous n’aimeriez pas que les insectes se repaissent des bourgeons où que les maladies recroquevillent les feuilles. Une fois les premiers fruits sur les branches, il n’est pas question de laisser aux merles la primeur de votre future récolte. Il vous faut donc un bon jardinier.
Le jardinier référenceur va donc s’occuper du bon développement de votre site. Il le fera découvrir à Google en plaçant judicieusement un bon lien entrant à partir d’un autre site lui-même bien référencé. Il inscrira votre site sur certains annuaires reconnus, plus spécifiquement ceux spécialisés dans votre thématique (il n’utilisera que des descriptions uniques et des ancres diversifiées pour les liens. C’est plus long, mais tellement plus efficace). Il publiera des communiqués de presse sur des sites reconnus. Tout ceci pour apporter l’engrais nécessaire à la popularité de votre site.
Puis il échangera des liens avec des sites de même thématique, il permettra aux moteurs de passer de pages en pages comme les abeilles sur les fleurs de vos futurs fruits. Et bien sûr, il négociera âprement l’emplacement de vos liens sur les pages des partenaires, il obtiendra des liens profonds. Alors, il vous apprendra à répondre sur des commentaires de blogs ou dans des forums pour obtenir de précieux liens entrants complémentaires en échange de vos interventions d’expert. Il sera à l’affut de ce qui se passe dans votre domaine d’activité, toujours à la recherche du bon lien placé sur la bonne ancre, celui qui valorise votre site aux yeux de Google. Bon conseiller, il vous apprendra à rédiger les articles de votre blog ou de vos actualités en respectant certaines règles d’utilisation de mots-clés, en profitera pour vous enseigner l’art des liens d’auto-promotion. Enfin, il vous apprendra à utiliser les médias sociaux et à faire du buzz autour de votre site.
Enfin Il vous inscrira alors sur des sites agrégateurs de flux RSS, vous conseillera dans l’intégration de nouvelles pages optimisées et fera 1000 autres choses destinées à accroître votre trafic ou à renforcer votre popularité aux yeux des moteurs de recherche.
En résumé de cette seconde étape : L’agence entretiendra votre arbre et mettra tout en oeuvre pour vous permettre d’obtenir les plus belles récoltes tout au long des années à venir. Plus tard, elle pourra sans doute vous aider pour développer la notoriété de votre site de bien d’autres manières, mais ce n’est plus du référencement naturel, nous aborderons le sujet dans d’autres articles.
En conclusion :
Essayez de penser que le référencement est plus proche de l’action marketing que technique. Un bon référencement se décline en deux grandes étapes :
- Une excellente conception initiale de votre contenu puis de son codage.
- Un entretien permanent selon vos ambitions.
Un bon référenceur est un bon jardinier, pas un sorcier.
Questions connexes :
Dois-je prendre en compte le référencement dès le début de la conception de mon site = Le jardinier peut-il m’aider avant de planter la graine ?
De par ses compétences, le jardinier est sans doute la personne la mieux placée pour vous conseiller sur les choix de l’espèce et du terrain, non ? Il en est de même pour une bonne agence web.
Puis-je payer l’agence une fois les résultats obtenus = Puis-je payer le jardinier qui plante la graine une fois que je peux accrocher une balançoire à mon arbre ?
Peu de référenceurs accepteront. Axe-Net propose parfois des paiements aux résultats, mais les tarifs sont souvent bien plus élevés.
Comment trouver la bonne agence ou le bon référenceur = Ou dois-je aller pour trouver le meilleur horticulteur ?
Pour trouver un bon référenceur, téléphonez aux clients de l’agence, ils vous diront ce qu’ils en pensent. Regardez la production des arbres plantés précédemment par votre jardinier, demandez-lui des détails sur ce qu’il a réalisé.
Dois-je payer indéfiniment l’agence = Dois-je garder mon jardinier pour toujours ?
Cela dépend de vos ambitions et de vos concurrents. Votre site progressera tant qu’il est bien entretenu, mais vos concurrents tenteront sans doute d’avoir de plus belles cerises que vous. À vous de voir si votre récolte vous convient ou si vous en voulez plus.
Comment accélérer mon trafic de suite = Comment puis-je avoir des fruits tout de suite ?
On se lance ici dans la culture de certains champignons. Ils poussent en une nuit et meurent s’ils ne sont pas récoltés le lendemain. Sur le web un programme comme Adwords de Google, vous permet de payer au quotidien pour apparaître dans les liens commerciaux. C’est rapide mais pas durable si vous ne payez pas chaque mois. Cette stratégie doit généralement être complétée par du référencement naturel qui impacte le long terme.
Existe-t-il des techniques plus rapides = Ai-je droit aux OGM ?
Oui, mais c’est dangereux, très dangereux. Un moteur de recherche comme Google sanctionne ce type de pratiques. Cela lui est d’autant plus facile que vos concurrents n’hésiteront pas à faire de la délation. Cultivez bio, c’est plus durable.
Informations connexes :
http://oseox.fr/referencement/glossaire.html
http://oseox.fr/referencement/strategie-netlinking.html
http://www.hebergementweb.org/forums/thread67.html
Bon, moi je retourne à mon arrosoir. Et vous, vos carottes… elles poussent ?
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Dimanche 17 mai 2009 à 9:16
Excellente métaphore qui illustre parfaitement le travail de long terme indispensable au positionnement d’un site sur Google. Le référencement est un travail de patience ce que certains oublient parfois.
Je vais de ce pas tondre ma pelouse avant qu’il ne pleuve.
Dimanche 17 mai 2009 à 19:57
« Il vous inscrira alors sur des sites agrégateurs de flux RS ». Etes-vous persuadé de la pertinence de ce conseil ? Quid dans ce cas du duplicate content ?
Lundi 18 mai 2009 à 0:24
Sympa la comparaison avec le jardinage. D’ailleurs, pour faire progresser la petite barre du pagerank, il faut avoir la main verte!
Lundi 18 mai 2009 à 8:06
Belle vision du travail de jardinier
on a beau maitriser le sujet, ce genre de définition est toujours très intéressant à lire, c’est une autre manière très agréable de se faire caresser dans le sens du poil. Bravo.
Lundi 18 mai 2009 à 8:38
@ Al-Kanz
Bonjour. Oui, ce conseil est plutôt pertinent à mon humble avis. A titre d’exemple, les articles de ce blog qui paraissent sur « secrets de moteurs », génèrent de très nombreuses visites. Les liens entrants ont aussi dans ce cas un effet bénéfique. Je vous concède toutefois que j’aurais pu utiliser l’appellation « Digg like ».
Lundi 18 mai 2009 à 9:31
Ah ok, les Digg-like, pas les pompeurs de RSS qui font que vos articles se retrouvent repris intégralement un peu partout sur Internet.
Lundi 18 mai 2009 à 9:40
Très bon article.
Je rajouterais que la plupart des jardiniers sont spécialisés. Certains passent de longues heures à faire de très beaux bonsaïs et d’autres excellent dans la production de vergers sur plusieurs hectares.
Rares sont ceux qui arrivent à faire les deux.
Mardi 19 mai 2009 à 11:14
Bonjour,
Excellent article, je crois que je vais souvent utiliser cet exemple pour les personnes qui n’arrivent pas à comprendre le vrai sens du référencement.
Mardi 19 mai 2009 à 13:10
Une très juste vision et un discours bien imagé
Mardi 19 mai 2009 à 17:03
Métaphore très intéressante, c’est toujours plus facile d’expliquer comme cela.
Je mettrais juste un petit bémol à cette partie :
« [...]mais vos concurrents tenteront sans doute d’avoir de plus belles cerises que vous. À vous de voir si votre récolte vous convient ou si vous en voulez plus[...] »
La différence c’est qu’il y a beaucoup moins d’espaces vierges sur le net que de terre vierge sur le globe. Vos concurrents vont donc piquer VOS cerises !
Bravo en tous cas pour le soin général et le ton apporté dans chacun des articles du blog
Mercredi 20 mai 2009 à 8:28
Fraîcheur du ton, sérieux du fond. Très pro,bravo.
Mercredi 20 mai 2009 à 8:39
@ tous
Merci globalement pour ces compliments
@ Julien
Vous avez totalement raison. Le terrain de la première page n’est composé que de 10 parcelles. Filets et épouvantails sont indispensables et il faut les entretenir eux aussi.
Mercredi 20 mai 2009 à 14:53
Comme tout le monde l’a dit excellente métaphore ! C’est expliqué très simplement donc sur facile à comprendre ! Bravo !
Jeudi 21 mai 2009 à 0:31
c’est très imagé, je n’aurais jamais pensé au référencement comme à du jardinage… mais c’est très réussi.
la culture bio ya que ca de vrai lol
Jeudi 21 mai 2009 à 9:28
A faire lire au maximum de personnes!
Pour les flux rss, certains agrégateurs sont utiles: un lien en dur par article, une courte description , sans ping, l’article est rapidement crawlé et en quelques jours passe en première position. Mais la duplication & co ont eu raison de pas mal de ces sites.
Jeudi 21 mai 2009 à 19:19
@ gwaradem
Tres juste ! Mais le bon jardinier sélectionne ses engrais
Jeudi 4 juin 2009 à 11:30
Excellent article. C’est une très bonne description du principe du référencement.
Jeudi 25 juin 2009 à 23:10
Oui vraiment sympa l’allusion avec le jardinage et très bon article
Vendredi 3 juillet 2009 à 13:38
Merci pour cette comparaison agréable à lire
Jeudi 24 septembre 2009 à 22:46
Sans aucun doute le meilleur article que j’aurais lu cette semaine. Je pense qu’il sera encore d’actualité dans quelques années. Bravo pour le ton, mais surtout bravo pour la vulgarisation.
Le travail de fond nécessaire à un référencement durable est souvent mal compris, mais celui nécessaire en préparation est encore moins pratiqué.
Vous avez rendu ces notions complexes très compréhensibles avec un billet très agréable à lire. Merci.
Mercredi 14 octobre 2009 à 15:54
Bonjour,
Créateur de cerisiers.info j’ai suivi avec intérêt votre rapprochement jardinier… mais le jardinier sait qu’il doit être patient et le webmaster l’est rarement.
La patience est notre grande vertu…
Caroline
Dimanche 17 janvier 2010 à 12:05
Trés bon article, la métaphore avec le jardinage est trés bonne, et explique bien le travail constant que necessite un référencement.
Je le conserve en liens, je renverrais certainement des personnes dessus pour leur faire prendre conscience de cela
Mercredi 27 janvier 2010 à 16:24
Salut
Je n’aurais jamais utilisé cette métaphore mais c’est intéressant !
Les belles cerises du printemps du web… et peut-être même que les sites de philosophie doivent y penser…
Nadia
Mardi 2 février 2010 à 12:49
Google et le jardinage… en hiver, ça donne quoi ?
Sous la neige, il faut être patient ?
Et attention aux gelées tardives.
Que sont les gelées tardives dans votre analogie ? Les spams pour essayer d’obtenir des milliers de liens via les pages CONTACT ? J’en bloque chaque jour !
Du jardinage d’hiver de mon pêcher virtuel, j’en suis arrivé chez vous… étonnant non ?
Paul Martin
Mardi 23 février 2010 à 1:14
Trés intéressant l’article, merci.